Evolution





















Je souhaite vous parler aujourd’hui de l’évolution des espèces. Vaste et laborieux sujet, pour une non spécialiste comme moi. Me documenter était nécessaire pour me permettre d’en comprendre moi-même certains aspects. Je me suis donc rendue pour cela à la galerie de paléontologie évolutive et d’anatomie comparée, qui se trouve au jardin des plantes à Paris.
Je sais que certaines des photos que je vous présente ici, sont plus que dérangeantes.
Mais il s’agit ici de vous montrer, ce que la vie elle même est capable d’engendrer: la vérité. Quelle qu’en soit sa forme, la nature ne vous ment jamais: elle est aussi belle que cruelle.
Nous sommes à la période de la Toussaint, et il m’a paru intéressant de traiter de cette thématique. En effet, si l’on considère que tout ce qui nous a précédé peut être un peu approché et compris comme faisant parti de “nos ancêtres“, alors cela donne un sens à ma démarche; celle de suivre et de remonter l’arbre phylogénétique par ses quelques images, même si ce n’est possible que le temps d’un post, pour introduire à notre niveau, la notion d’évolution.
Cela aide non seulement à approcher le sujet d’un point de vu biologique mais surtout de procéder à l’exercice de contemplation. Voir ce que nous sommes avec humilité, c’est ce que cette exposition m’a fait “physiquement” comprendre. Nous ne sommes qu’un minuscule rouage dans toute l’étendue de ce vaste univers…
Un petit point sur l’histoire de l’évolution:
Charles Darwin a été le premier à formuler l’hypothèse selon laquelle, toutes les espèces vivantes ont évolué au cours du temps, à partir d’un seul ou quelques ancêtres communs, grâce au processus connu sous le nom de “sélection naturelle“. Aujourd’hui, les scientifiques continuent de faire avancer la “théorie de l’évolution” darwinienne, faisant de son ouvrage “de l’origine des espèces”(1859) le fondement même de la théorie actuelle de l’évolution.
La théorie de l’évolution:
Tous les individus d’une espèce présentent tous des caractéristiques différentes. Seulement une seule partie de ces derniers parviennent à se reproduire. On peut alors considérer que seuls les descendants des individus les mieux adaptés à leur environnement, seront capables d’être les acteurs de la génération suivante. Les individus sélectionnés transmettront par ce fait, leurs caractères à leur descendance, qui eux-même évolueront et s’adapteront à leur environnement. Ainsi se caractérise la sélection naturelle. Celle-ci conduit les espèces, à des changements morphologiques, anatomiques, physiologiques et comportementaux. Certaines mutations s’opèrent inévitablement, dans l’intérêt de la survie d’une espèce. Sans quoi, il est possible qu’elle soit amenée à l’extinction.
A savoir:
La dérive génétique est l’évolution d’une population ou d’une espèce causée par des phénomènes aléatoires, impossible à prévoir…
Réflexion personnelle:
Nous avions commencé la semaine avec un scénario de film d’horreur dans les posts précédents, dans un élan de légèreté et d’humour pour évoluer vers un sujet plus sérieux…Vous pouvez maintenant réfléchir sur le pourquoi certaines espèces peuvent être amenée à être menacée, à muter, voire même à disparaître. Il en est de même pour nous, êtres humains. Car au final il est toujours question de mort et de survie de l’humanité. La peur de la mort fait aussi partie de notre quotidien: une névrose à la fois handicapante et inlassablement créative. Elle alimente en permanence notre imaginaire et nous pousse à changer, à agir, parfois même au détriment de la nature.
La science est devenue une forme de religion. L’ homme est avide de contrôle sur son environnement, dans un monde où l’équilibre ne tient qu’à un fil: l’écologie.
Biosphère, bio diversité, écosystème, homéostasie (faculté d’un système à conserver son équilibre de fonctionnement en dépit des contraintes qui lui sont extérieures), biome(regroupements bio-géographique d’écosystèmes par régions climatiques) sont autant de sujets qui sont d’actualité…
Paradoxalement, Aberration et destruction font aussi partie d’une humanité qui ne cherche qu’à se tirer vers le haut. Le perfectionnisme pousse vers l’élitisme, parfois même vers l’eugénisme. Lorsque je contemple ce monde, je me dis que nous ne sommes qu’à un pas du roman d’Aldous Huxley: “Le meilleur des mondes” (Brave New World).
J’ai toujours pensé qu’il m’était alors plus facile d’avoir foi en l’Univers, plutôt qu’en la nature humaine. Mais l’un ou l’autre revient finalement au même. Il ne tient qu’à nous d’évoluer dans cette étrange aventure qu’est la vie, pour mettre en forme nos insatiables ambitions.
C’est à chacun de donner un visage unique à sa propre humanité.
“Le fait que les hommes tirent peu de profit des leçons de l’Histoire est la leçon la plus importante que l’Histoire nous enseigne.”
Aldous Huxley
“Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements.”
Charles Darwin
“La nature se rit des souffrances humaines ;
Ne contemplant jamais que sa propre grandeur,
Elle dispense à tous ses forces souveraines
Et garde pour sa part le calme et la splendeur.”
Charles-Marie Leconte de Lisle
Vocabulaire japonais du jour:
L’évolution: Shinka
Evoluer: Shinka suru
La nature: Shizen
La science: Kagaku
Un scientifique: Kagakusha
Les ancêtres: Senzo
Le squelette: Gaikotsu
Les os: Hone
Sources:
Le Muséum national d’Histoire naturelle
“Évolution. De l’origine de la vie aux origines de l’homme”, dossier SagaScience du CNRS
“L’évolution résumée en 60 secondes” (en)
Wikipédia: Evolution (Biologie)
Wikipédia: Charles Darwin
Institut Charles Darwin international
Le voyage de Darwin autour du monde, CNRS
PS: La galerie de paléontologie évolutive et d’anatomie comparée est accessible aux enfants.





























Azash
Cette galerie fut un choc pour moi : Chaque pièce, chaque élément de l’exposition est un héritage du vivant. Même les plus massifs et les plus grands des animaux semblent légers une fois qu’on leur a enlevé leurs habits de chair.
Plus que des animaux empaillés qui singent le vivant, ces hordes de squelettes qui semblent tous marcher vers la sortie nous montrent notre véritable nature. Jamais nous ne verrons (il faut l’espérer) nos propres os et lorsque nous y sommes confrontés – Le temps d’une seconde dans mon cas personnel – L’image reste gravé comme un fantôme dans notre mémoire.
Ces hordes inquiétantes nous rappellent aussi que pour laisser le champs libre aux nouveaux nés, il faut que l’ancienne génération trépasse. Ma fille participait elle aussi à la visite et je n’ai pu m’empêcher de penser qu’un jour je devrais lui céder ma place… Mais pas tout de suite ! J’ai encore trop de choses à faire ^^
Très bel article comme toujours, teinté une fois de plus d’ésotérisme, de précisions scientifiques et d’une magie que je n’ai trouvé qu’ici.
Alex.
J’ai visité cette galerie il y a peu de temps, une galerie très intéressante même si je le trouve un peu petit à mon goût. On a un sentiment étrange entre mystère et curiosité. Faites place aux embryons, œuf de dinosaure, schéma de l’évolution de l’espèce, de quoi vous faire tournée la tête…
J’ai retrouvé un hors-série d’un magazine L’Express dédié à Darwin pour les 150′ anniversaire de la publication de l’Origine des espèces. On peut notamment lire dans ce magazine sa vie, sa personnalité, sa théorie, mais surtout des débats qui ont pu susciter comme la remise en question de la religion.
D’après ce que j’ai plus lire sur internet et autres magazines, les scientifiques prévoient que notre auriculaire sera amené à disparaitre dans des milliers d’années… (Moi j’aime bien mon petit doigt…)
Aizen
@Azash: Tu parviens à mettre des mots sur tes ressentis, et tu le fais à la perfection. Ta fille a d’ailleurs adoré l’expo. J’ai été ravie qu’elle puisse apprendre de nouvelles choses, et rentrer à la maison avec des images pleins la tête. Et puis, un Elfe, ça vit très très longtemps, je ne me fais pas de soucis pour toi. ^^
@Alex: huhu! Merci de passer ici partager tes impressions. Je ne savais pas que tu y avais été aussi il y a peu de temps. Il est vrai que la galerie n’est pas très grande, mais quand on y ajoute la grande galerie de l’évolution, la ménagerie…il y a de quoi faire….et sinon!!!! je tiens moi aussi à mon auriculaire!!! XDD
dahoé
vraiment génial ce jardin des plantes, cela fait justement un certain temps que je me dis qu’il faut que j’y fasse un tour (surtout maintenant que toutes les serres et galeries sont ouvertes) … bravo pour ce très bel article où savoir et réflexion se font la part belle ! effectivement tout ceci nous renvoie à notre statut de maillon de la grande chaîne des espèces, petits d’hommes, minuscules et grandioses à la fois … plein de bisous !
ps : mes com’ buggent toujours, mais moins si tu passes par google pour accéder au site ( tape leblogdelaboulette ), ne me demande pas pourquoi, j’en sais rien !!
Tim Burton's doll | flying squirrel attacks! Le blog d'Aizen
[...] Rien que ça! XD Et je déambulais ce jour là au Muséum national d’Histoire naturelle (voir post précédent)… Quel drôle de mélange, n’est ce pas? [...]
Cédric
Salut Aizen,
Merci pour ce post! Juste quelques précisions sur la théorie de l’évolution. Il y aura sélection naturelle dès que des individus se reproduisent plus ou moins et que ces différences reproductives se transmettent (même partiellement) des parents à la progéniture. Les mutations, qui sont une source de différence, sont toujours aléatoires: elles ne se produisent pas “dans l’intérêt de la survie de l’espèce”, elle mènent juste à une certaine diversité qui favorise la sélection mais ne la garantit pas. Les individus eux-mêmes ne s’adaptent pas à l’environnement; simplement, les caractéristiques de ceux qui ont davantage de descendants se répandront donc naturellement dans la population au fil des générations. On dira qu’ils étaient plus adaptés que d’autres, mais cette sélection est aveugle.
Quant à la dérive génétique, c’est un cas d’évolution qui se produit sans qu’il y ait sélection – lorsque des mutations produisent des effets qui n’ont aucune conséquence sur les capacités reproductives. Mais les mutations sont toujours impossibles à prévoir, dérive génétique ou pas…
A un de ces jours!
Cédric
BAT FROGUETTE
J’aime tes photos !!! (O_O)
Aizen
@Dahoé: J’ai envie d’aller voir du côté de la serre aussi…il a l’air d’y avoir pas mal de plantes rares et spécifiques!
@Cédric: Merci pour ton commentaire qui nous amène précisions et éclairage sur le concept d’évolution. Je ne savais pas trop comment m’y prendre au départ pour en parler sans en faire trop ni pas assez. ça me fait plaisir de lire une contribution si bien construite et compréhensive en si peu de ligne.
@BAT Froguette: ça me fait plaisir!
Fanny
Quel plaisir j’ai eu à lire ce billet !
Je vais dès que possible aller découvrir cette galerie, c’est tout bonnement incroyable.
J’ai adoré comme tu as clairement expliqué les choses tu as vraiment un don pour “accrocher” le lecteur. J’ai adoré comprendre où tu voulais en venir dans cette série de billets “halloweenesques” ( le grand écureuil volant est très très impressionnant ^^).
Voici un beau billet qui amène réflexion !
Sam
Il n’y a pas que la nature qui créer des monstres. Je pense que tu serai intéressée par les travaux de Vladimir Demikhov, qui avait réussit à greffer des têtes de chiens. Obtenant ainsi de vrais “Cerbère”
Un seul corps pour deux têtes parfaitement autonomes, ils pouvaient dormir et manger à des heures différentes.
Aizen
@Sam: Vladimir Demikhov? Oh, je ne connais pas! Ton explication sur le “cerbère” semble être à la fois effrayante et extrêmement curieuse! Je vais aller voir cela de ce pas. Merci beaucoup d’être venu partager ton point de vu. N’hésite pas à me faire part d’autres découvertes insolites au grés des billets. ^^
Sam
Très probablement Chris Carter s’en est inspiré lors du dernier film X Files. Cela semble de la science fiction pour beaucoup, mais en théorie une greffe de tête est réalisable chez un être humain, puisque testé sur des animaux.
Oui j’adore le paranormal et tout ce qui sort de l’ordinaire en général. Ce qui échappe habituellement au grand public !
Aizen
@Sam: J’ai lu ce que j’ai pu trouver pour le moment comme source sur les recherches de scientifique de Vladimir Demikhov…cet homme crée des chimères…
comme c’est surprenant et triste à la fois!… La mort a été pour ces pauvres cobayes, une délivrance infiniment plus douce que la vie.
Merci de m’avoir fait partager cette référence. Je suis curieuse dans savoir plus, malgré le dégoût que je peux ressentir pour ce genre de pratiques.
En tout cas, j’aime aussi apprendre sur des sujets originaux. ça nous fait un point commun. ^^
Sam
Oui on a pas tous perdu, au moins un point en commun !
C’est sur que c’est horrible, mais plus rien ne m’étonne venant de l’homme. C’est d’avantage sur “l’exploit” que je m’attarde. Même si je ne cautionne pas.
Tu peux aussi chercher : Sergei Bryukhonenko (encore un russe)
Qui avant Vladimir Demikhov. Avait réussit à maintenir des têtes de chien en vie pendant plus de trois heures. Ils étaient conscient et “s’amusait” même à leurs donner à manger, la nourriture ressortait ensuite par l’œsophage.
Je suis convaincu que ce genre d’expériences à continuer par la suite officieusement sur l’être humain. Connaissant Staline il y a fort à parier qu’il s’intéressa à ces travaux et ordonna lui même de passer à l’étape suivante. Reste à savoir si ils y sont parvenus sur l’homme.
Aizen
@Sam: Oui, j’avais trouvé des archives et des photos concernant Serguei Bryukhonenko, et ses “têtes de chiens” qu’il a pu maintenir en vie…( > _ < )
ça m'a fait tellement mal au coeur que j'ai eu beaucoup de compassion en regardant ces bêtes…Elles avaient l'air de souffrir. Parfois, entre science et horreur, il n'y a qu'un pas. C'est de la torture. Mais je te rassure, tous les êtres humains ne sont pas aussi cruels que ces scientifiques. Sinon, tu as déjà entendu parler des expositions "body world" organisée par l'anatomiste allemand Gunther von Hagens? Il met en scène des cadavres humains, et les gens sont prêts à lui faire dons de leurs corps à leur mort…Je ne sais pas comment je me sentirais devant toutes ces dépouilles ayant subi la plastination pour être préservées intactes…cela a fait beaucoup de polémique, mais les gens se sont apparemment rués sur cette exposition un peu partout dans le monde. C'est une sorte de voyeurisme obscur, et un miroir sur notre propre condition humaine, sur nos corps périssables. Mais il manque cruellement chez lui, cette dimension spirituelle, qui fait qu'il n'y a que des corps décrépis, qui ne sont plus que des coquilles vides, sans âmes… On se croirait presque au musée grévin, sauf que là, les corps ont appartenu à de vraies personnes. C'est triste.
Sam
J’avais vu des affiches il y a deux ans sur une exposition de cadavres de condamnés à mort chinois, lors d’un séjour à New York. Elles étaient déjà assez explicites, j’avais vu après coup que ce genre d’expositions étaient interdites en France.
Du coup tu m’as poussé à chercher les photos de celle de Von Hagens et je ne suis pas très friand non plus de ce genre “d’art”
Enfin les autopsies public faisaient déjà fureur au 19 ème siècle, à tel point que ça en était devenu un business très lucratif. C’est donc la suite logique.
Certains sont totalement décomplexé vis à vis de la mort, ce n’est pas (encore) mon cas.
Mais ne serais-ce pas de la pure hypocrisie ?
Des animaux empaillés nous paraissent moins choquant que nos congénères.
Peut être une manière inconsciente de mettre l’être humain sur un piédestal, au sommet de la “création”
Car effectivement, cela nous ramène à l’éternel débat métaphysique : abritons nous une âme ?
C’est tellement flippant de s’imaginer le contraire, comme tu le soulignes, ce genre d’exposition nous fait ni plus ni moins passer pour des morceaux de viandes. Elle est telle un miroir qui nous renvoie une image terrifiante d’une existence éphémère sans avant ni après.
Aizen
@Sam: Tu sais, je ne suis pas non plus enthousiasmée par les expositions de Von Hagens. D’ailleurs, lui-même ne considère cela pas comme un art et se dit n’être qu’un simple scientifique spécialisé en anatomie. Mais au fond, je sens qu’il ment… Malheureusement, je vois dans son travail, autre chose qu’un simple constat “biologique” ou “scientifique”: je vois un égo qui cherche à se démarquer avec arrogance, en utilisant “les morts” comme matière première à un travail qui ne peut être autre que lucratif. Je crois bien qu’il voulait même vendre certain corps sous plastination, à un prix exorbitant… En tout cas, ce que tu soulignes est vrai, dans le sens où il y a une grande hypocrisie de la part de certaine personne. Mais pour moi, un animal empaillé me ne met pas à l’aise non plus. Je ne peux m’empêcher d’y voir cette coquille incommensurablement vide…ce corps inanimé n’a plus lieu de rester matériel. C’est pour cela que la nature est bien faîte.
Dans cet échange qu’est l’alchimie des éléments, tout est vouée à être recyclé, à se transformer, en se considérant être le maillon d’une chaîne formant un grand tout qu’est l’univers. Si on empêche ses corps de se décomposer, ils ne retourne ni à la poussière, ils ne peuvent rien alimenter pour permettre cet “échange énergétique” qui leur permet de sortir du cercle du matérialisme. Voilà pourquoi je suis contre l’empaillement, la plastination etc. Parce qu’elle nous bloque en ce monde, tandis que notre âme n’est plus. Et si je n’ai rien contre les squelettes, puisque c’est notre “noyau”, notre architecture physique, celle ci mettra longtemps pour se réduire à néant.
Et puis, qui a dit que les animaux n’avaient pas d’âme? L’Eglise? Quelle prétention de vouloir élever les hommes au dessus d’eux. Les animaux ont une âme, j’en suis certaine. Ils ressentent des sentiments, tout comme nous. Un animal peut souffrir psychiquement, comme il peut ressentir de l’amour. Peut-être ne le comprennent-ils pas, mais ce n’est pas le plus important. Tu sais, Sam, je suis animiste. Pour moi, tout a une âme. Pour moi, l’âme, c’est l’énergie qui émane de toute chose, alors je ne serai jamais triste de mourir un jour. Après, c’est sûr, je considère avoir encore des choses à accomplir sous “cette forme” ici présente.
Sam
Je n’affirmai pas que les animaux n’avait aucune âme, je rappelai simplement la croyance populaire.
Pour ma part je suis agnostique, mais c’est un agnosticisme profond doublé de cartésianisme. Même face à Dieu je douterai encore …
Je ne nie rien, mais je n’adhère pas non plus. Par contre j’aime y penser et en parler, m’intéresser a toute les croyances et philosophies sur le sujet.
J’ai lu par exemple le livre des esprits de Allan Kardec (j’ai vu sur un autre article que tu avais visité sa tombe)
Et j’aimerai bien participer (pas chez moi de préférence lol) à une séance de spiritisme un jour ou l’autre.
C’est passionnant et je suis convaincu que même le dernier des athées espère au fond de lui qu’il y ait une vie après la mort. Qu’importe nos malheurs c’est tellement angoissant de s’imaginer dans le néant, penser à tout et à rien et l’instant d’après être plongé dans le noir pour l’éternité. Il y a de quoi en perdre la raison.
Au fond être sur d’avoir une âme, même si je ne comprendrai jamais comment, je t’envie. La vie doit être beaucoup plus simple, bien moins de questions à se posé et tu dois affronter les coups dur avec une plus grande sérénité.
De mon côté je salive d’avantage quand un scientifique russe (tiens tiens effet papillon peut être) a annoncé il y a quelques semaines, que la première personne qui vivrait mille an était probablement déjà née. Il y a des milliards qui sont investit dans la recherche sur les cellules souches et le clonage, je crois que dans 10 ou 20 ans on pourra se payer des poumons tout neuf ou remplacé notre cœur en cas de problèmes cardiaques aussi simplement qu’une visite chez le dentiste actuellement.
Il y a tant d’opportunités qui s’ouvriraient alors à nous …
La mort peut bien attendre, si nous avons effectivement une âme “l’éternité” n’a pas à rougir de quelques siècles de vie terrestre supplémentaire. Il y a tant à faire, tant à découvrir, je ne comprend pas les gens qui disent “je m’ennuie” si je décidais aujourd’hui de visiter chaque commune française, une vie ne me suifferait pas.
Aizen
@Sam: La vie n’est pas “beaucoup plus simple” quand on est sûr d’avoir une âme: je ne me pose pas “moins de question” mais surtout j’essaie de me poser “les bonnes questions”, celles qui me font avancer et progresser.
Il ne suffit pas de savoir qu’on a une âme, mais d’être digne d’en avoir une. Ce n’est pas le pourquoi, mais ce que nous en faisons, qui importe. Pour moi, il est plus important de transmettre à une nouvelle vie, que de survivre 1000 ans.
En évinçant (retardant) la mort, on rend aussi inutile le besoin de (pro)créer. Je donnerai ma place, un jour, volontiers à une nouvelle âme, qui saura intégrer un peu de “ce que suis” dans son âme. L’éternité n’existe que dans le renouvellement.
Sam
Je ne parviens pas à faire le lien entre spiritualité et procréation.
Préserver la survie de son espèce en s’accouplant même les bactéries en on comprit le principe, c’est dans l’ordre des choses, nous sommes programmer pour ça.
Par pitié voyons un peu plus loin, à quoi servirait notre intelligence si c’est pour nous contenter de nos besoins primaires ?
Autant tout bruler et partir vivre en forêt …
Donner la vie à un être, est quelque chose de beau et nécessaire. Mais la grandeur de l’âme ne se mesure pas à un acte que notre corps réclame, c’est pourquoi je dissocie les besoins du corps (manger, boire, dormir … procréer) et la volonté de l’âme. Qui ne prends pas en considération ces besoins matériels.
L’âme se nourrit de savoirs et de connaissances. Protéger le corps qui l’abrite en augmentant sa survie c’est lui donner ce qu’elle réclame.
Tracer sa vie en fournissant au corps ce qu’il veut, c’est opter pour la facilité, c’est se laisser bercer sans contrainte : l’amour d’un enfant est acquis, comprendre les autres est plus difficile.
Aizen
@Sam: Tu n’as pas compris: il se suffit pas de procréer. Il faut aussi transmettre ton âme à cette nouvelle vie. La spiritualité se transmet, autant que ta volonté. L’amour d’un enfant n’est pas acquis. Pas forcément. Comporte toi mal, et il se retournera contre toi. On n’accède à aucune harmonie de l’être en dissociant le corps de l’esprit.
Sam
L’amour de l’enfant envers ses parents n’est certes pas toujours acquis, mais en règle général celui des parents envers l’enfant oui. Voilà pourquoi c’est opté pour la facilité. Il est bien plus aisée de transmettre ses idéaux à un être qui n’écoute que vous, dans une relation ou l’amour est réciproque et quasi-automatique.
Au final même un enfant mal traité aura bien souvent de l’amour envers ses parents.
Je n’ai pas rêvé, j’ai bien vu dans un article que tu réclamais également de la philosophie bouddhiste ?
Si c’est le cas, les enseignements du Bouddha n’irait pas plutôt vers une volonté de dissocier l’esprit du corps pour trouver l’harmonie ?
Aizen
@Sam: Bouddha a dit “je ne suis qu’un homme, et mes propres paroles, vous les mettrez aussi en doute”. Je respecte énormément la philosophie bouddhiste, mais là où je ne peux me considérer croyante, c’est justement parce que je ne “crois pas”ce qu’on me dit. Je ne fais qu’écouter et y penser, comparer, analyser… Je fais mon propre chemin, et mes propres expériences. Et elles ne me guident pas vers la dissociation du corps et de l’esprit. J’ai d’ailleurs beaucoup plus d’affection pour le Shintô que le bouddhisme, bien que toutes ses influences aient existé depuis ma tendre enfance. Mon corps est le véhicule de mon âme, et j’en prend grand soin. Oublier ce corps ou le considérer comme un boulet de l’existence n’a aucun sens. On fait plier son âme en ayant d’abord une discipline avec son corps.
D’ailleurs, j’ai moi même pratiqué les arts martiaux: “un esprit sain dans un corps sain”. On doit apprendre soi-même à accepter la transmission de ses aînés, pour pouvoir trouver sa propre voie.
Il n’y a pas que mes parents qui ont réussi à me transmettre quelque chose qui leur tenait à coeur: mon grand père, mon professeur de Judo, mon professeur de littérature, mon professeur de musique, certains amis, des poètes, des écrivains, des artistes…tous m’ont appris!
Pour moi la transmission n’est jamais quelque chose de facile, et si tu penses que ça l’est, c’est peut-être parce que tu n’as encore jamais eu d’enfants. Un jour, peut-être te rendras-tu compte que tu peux réussir comme tu peux échouer cette (trans)mission.
Moi, j’essaie de transmettre. Je n’utilise pas ce terme de façon arrogante. c’est un peu comme un cadeau que chacun est libre d’accepter ou pas. Ici même, j’essaie de transmettre un peu de culture japonaise , de philosophie, de point de vu sur l’esthétisme, sur une façon de voir la poésie dans chaque instant, à de parfaits inconnus sur le web.
Est ce facile? Non, ça ne l’est pas. Parce que pour moi cela nécessite de donner sans attendre en retour. Mais parfois, quand je vois même des gens qui, dans les commentaires me font des retours positifs, quand ils ont su réutiliser un peu de vocabulaire japonais, quand quelque chose a pu les passionner ou les toucher, rien que cela me rend heureuse. Parce que cela me montre qu’un peu de mes sentiments sont passés à travers eux. C’est ce bonheur de partager qui me pousse à continuer. On ne peut rien transmettre par la force. Les gens prennent ce qui les intéressent, ils ne reviennent que par leur propre chef. Je ne peux en aucun cas les obliger. Et s’ils reviennent, c’est justement parce qu’ils sont libres.
Pour un enfant, c’est pareil. Il ne m’appartiendra jamais. Et même si, petit, il m’écoute, il aura son propre caractère, et décidera de sa propre vie, de m’écouter ou pas, en rejetant au moment de l’adolescence, les principes inculqués. Et ce n’est pas parce que tu aimes quelqu’un que tu peux forcément transmettre le meilleur de toi même. Sans quoi, ce serait aussi facile dans les relations amoureuses. Mais c’est peut-être la chose la plus compliquée qui existe. Et si par amour, tu penses être le meilleur parent au monde, cela ne sera qu’une illusion. Nous faisons tous des erreurs.
Ce qu’un moine que j’affectionne, m’a appris un jour, c’est “aimer, être heureux à chaque instant, sans s’attacher”. Cette notion de lien est pour moi importante. On l’appelle “En”. Ces liens là ne nécessitent pas qu’on se les accapare. Ils ne nous appartiennent pas, mais ils existent intensément. Comme l’oiseau sauvage qui viendrait se poser sur mon épaule. J’apprend simplement à l’apprivoiser par la contemplation. “Ne pas s’attacher”, laisser cette liberté, par amour. Il n’y a pas plus difficile à faire que cela.
Sam
Les paroles du Bouddha étaient sensées et tu as raison de ne pas croire ce qu’on te dit. Mais j’irai beaucoup plus loin en affirmant qu’il ne faut pas croire ce que tu penses !
Il y a tant de courants de pensées, de croyances et d’idéologies. Que ça en perd tout son sens. Gandhi disait lui même “Il y a autant de religions que d’hommes”
En se plaçant en observateur impartiale, nous ne pouvons qu’en arriver à la conclusion qu’individuellement parlant, nos chances d’être dans le vrai … sont nulles.
Nous ne pouvons au mieux qu’effleurer une partie la vérité, mais dans son ensemble elle nous est logiquement
inaccessible.
Comme certains scientifiques le prétendent, ne serions nous pas qu’un simple assemblage de cellules ?
Si je prend chez une première personne ses jambes, chez une seconde ses bras, chez une troisième le tronc et chez une quatrième la tête.
-Expériences de nos scientifiques russes poussés à l’extrême-
Si j’assemble le tout pour créer un nouvel individus, abritera t’il une nouvelle âme ?
Ou celle-ci vas telle de paires avec la tête, ou alors peut être le cœur, pour faire plus poétique et comme le pensent les monothéistes.
Donc pour couper la poire en deux, je prend chez une cinquième individus la moitié de son cœur et de son cerveau, pour l’implanter sur notre cobaye. Aura t’il alors deux âmes pour un seul corps ?
Et si l’autre partis de son cerveau et de son cœur se trouve implanter dans un autre cobaye, ou se trouverait son âme ?
ça fait peur ce genre de pensées non ?
Aizen
@Sam: “Nos chances d’être dans le vrai” sont peut-être “nulles”, mais MA chance à moi d’être dans MA vérité est par contre tout à fait possible, si je tiens compte de ma propre expérience, analyse, instinct. Ma vérité (celle qui me fait progresser personnellement et celle qui peut me rendre heureuse) n’est réellement applicable que pour moi même, et par moi-même. Donc même si un jour j’avais des convictions, elles ne seraient en aucun cas, une vérité absolue. Il en est de même pour chacun d’entre nous. Alors je ne peux en aucun cas prédire si Ma vérité (le mode d’emploi pour ma vie) peut rendre service à mon prochain.
Mais parfois, c’est en regardant d’autres parcours, que l’on peut être inspiré. C’est ce que je fais aussi en observant mon prochain.
Autrement, pour le reste de tes interrogations, je vais tenter de rester logique: pour moi, c’est l’esprit qui contrôle le corps. Donc même si tu place le coeur d’un autre sur le corps de quelqu’un, ce coeur s’alignera sur les ondes de l’esprit dont le corps appartient. Mais c’est déjà le cas: on greffe bien certains organes, à des gens qui en ont besoin. Mais malheureusement, celui qui a donné son coeur n’est plus. Donc son âme n’est pas restée dans le nouveau corps.
Par contre, il y avait bien 2 âmes sur le corps du cerbère de Demikhov, parce que justement il y avait 2 têtes sur un même corps.
Sinon oui, ça fait peur, un peu.
Mais plus que de la peur, je ressens de la compassion pour ses cobayes.
Et si nous n’avions plus de corps, et seulement un esprit, je pense que nous serions dans la même problématique décrite dans le chef d’oeuvre de Masamune Shirow, Ghost in the Shell.
PS: j’oubliai…Et si en plus je tiens compte de la notion d’impermanence, je n’ai aucun danger d’être prisonnière de ma propre vérité, puisqu’elle peut être aussi changeante. Ce que je pense, je peux y croire sur le moment, puisque mes pensées ne sont pas arrêtées et adaptables, flexibles, en toute circonstance. En même temps, si je n’avais foi en rien, je ne saurai tirer ce qui fait ma force au fond de moi-même.
Sam
Oui la vérité universelle reste un mystère, pourtant certains croient la détenir, des dissensions et des guerres en résultent inéluctablement. Le doute est parfois déprimant, mais la certitude d’avoir raison est le pire des fléaux. Maintes fois l’histoire nous l’a enseigné.
Tu es pleine de sagesses dans t’es propos, un peu la régulatrice de mes pensées les plus sombres. Même si je ne suis pas toujours d’accord avec toi, certaines choses me frappent et me poussent à la réflexion.
Malgré tout je t’offre le nouveau “paradoxe des jumeaux”
C’est assez rocambolesque j’en conviens d’avance …
Mais dans l’hypothése d’un “découpage” dans le sens de la longueur de ces deux jumeaux :
http://img24.imageshack.us/i/jumeauxz.jpg/
Suivit d’un “assemblage” de la partie une et de la quatre, ainsi que de la partie deux et trois.
Nous partons donc du principe, qu’il s’agisse bien plus que de jumeaux, mais de deux êtres biologiquement identique en tout point. En imaginant bien sur une opération hors du commun (c’est le moins que l’ont puisse dire)
Dans ce cas de figure donc, ou se situerai les âmes ?
Sam
PS : pour faire encore plus simple, imaginons un seul et unique assemblage !
Seulement la partie une et quatre par exemple. Le paradoxe est bien plus flagrant dans ce cas …
Aizen
@Sam: Mais pourquoi voudrais-tu absolument les découper alors qu’il n’y a aucune raison de le faire? Ta question est un non sens parce que tout simplement irréalisable.
On ne peut scientifiquement couper un être sur sa longueur pour le coller à un autre individu, même si celui ci est identique en tout point biologiquement. En endommageant le corps, il devient inutilisable.
La réponse est: dans le cas de ton hypothèse, cela reviendrait à tuer les deux âmes. Il n’en reste donc aucun.
Concernant la Vérité universelle, l’univers la connait, la nature agit instinctivement en son nom. Personne n’a jamais pu la détenir. Elle ne pourra jamais appartenir à l’humanité. Voilà une vérité. Mais j’aime l’esprit de compétitivité. Cette curiosité parfois innocente que peut avoir l’humanité de vouloir connaître encore et encore. J’aime ce trait de notre condition humaine, lorsque celui ci est tourné vers la sincérité et la passion de la découverte, et non pas dans la domination arrogante et la soif de pouvoir. Ce n’est pas parce que “certain croient détenir la vérité” que les guerres éclatent. Cela n’a rien à voir avec la recherche de la vérité. C’est simplement parce qu’il faut écraser l’autre stratégiquement et par n’importe quel moyen, pour maintenir le plus grand nombre sous le joug, même si pour cela il faut tricher, torturer, tuer, être cruel: cela s’appelle la terreur. Certains êtres sont doué pour détruire.
La peur est un de nos instincts les plus basiques. Elle nous permet de survivre. Nous sommes programmé pour nous adapter. Et s’il faut parfois ramper devant un homme qui n’est en aucun cas supérieur, nous ne le faisons que pour survivre…L’histoire de l’humanité n’est qu’une répétition de ces renversements de situations. Mais aujourd’hui, la loi du plus fort est devenue celle du plus intelligent. ^^
Pour moi, le savoir me rend pleine de mépris pour tous ceux qui “trichent”, mais je suis persuadée d’une chose: personne ne peut se battre à notre place pour réaliser notre propre vie. Avoir un code moral, aide à ne jamais sombrer.
Quant aux autres, ils en paieront certainement le prix.
Azash
Pour ce qui est de ces expériences sur les greffes de haut vol, je reste sceptique : Nous avons eu droit depuis les années 60 à de nombreuses intox de la part de “scientifiques” plus ou moins sérieux. Essayons de retrouver le contexte de l’époque.
Au sortir de la seconde guerre mondiale, l’humain reste abasourdi devant l’horreur des dictatures nazi et communistes. De part et d’autres on a payé en millions d’âmes la fin de ce conflit sans précédent. La vie n’a jamais coûté aussi peu cher.
Je ne nie pas qu’il ait réalisé ces expériences. Le fait d’obtenir des créatures viables plus de quelques jours aurait été sans doute un exploit mais je doute que ses “chimera” n’ait pu tenir plus au delà d’une semaine.
Ces expériences me font penser à ce personnage d’alchimiste qui produit des monstres en combinant humains et chiens dans le manga Full Metal Alchemist. On tente l’impossible pour se faire un nom, garder son statut social et ses revenus. Je côtoie ces personnes tous les jours à mon travail : Minables cadres incapables de créer ou de comprendre quoi que ce soit dans leur métier sinon la justification sans cesse plus difficile de leur propre place, jusqu’au moment où ils doivent de nouveau chercher une autre société à parasiter.
Il y a les Thomas Edison et les John Hutchinson. Le premier est un génial inventeur qui a révolutionné son siècle (et il n’était pas le seul), l’autre est un fumiste bidouilleur qui prétend être capable de souder ensemble de l’acier et de l’aluminium grâce à des ondes radio, ou encore de faire léviter des objets, de briser des planches de bois ou des barres d’acier avec de simples champs magnétiques. Controversé ? Ce n’est pas peu dire. Génial ? Sans doute si on considère qu’il a fait parler de lui sur des résultats qu’il prétend avoir obtenu mais qu’il se trouve dans l’incapacité totale de recréer devant témoins… Résultats qu’il a pourtant filmé une vingtaine de fois, une main sur la caméra et l’autre sur le potentiomètre… Il suffit de voir sa lévitation de l’eau dans un verre pour s’en convaincre : L’eau s’élève hors du verre en gardant la forme du verre… Une hérésie !
Je repense aussi à un autre “chirurgien” russe, le ministre de la santé qui a opéré Sergueï Korolev (le père des fusées Proton Russes). Ce ministre avait le “grade” de chirurgien alors qu’il n’avait jamais opéré. Seule la loyauté au régime lui avait valu ce titre.
Ce genre d’échec était caché pour des raisons évidentes : On ne peut pas admettre publiquement avoir donné des responsabilités à des incapables. Toute ressemblance avec des situations quotidiennes auxquelles vous pourrez être confrontés ne seraient que pures coïncidences. ^^
Pour en revenir à l’âme, je vous conseille vivement de vous plonger très sérieusement dans le manga Gunnm qui fait un point très détaillé sur toutes ces questions. Des exemples ?
Desty Nova, le cyberphysicien génialement fou recherche avant tout à comprendre le karma (l’âme) en torturant et reconstruisant les corps.
Gally, l’héroïne, est une “jeune” cyborg dont la mémoire a été effacée par quelques siècles d’hibernation. Elle se bat pour recouvrer ses bribes d’âmes passées.
Hutchinson est cité ainsi que des références à ses travaux sur les ondes électromagnétiques. Je pense que Yukito Kishiro est, comme toi Sam, passionné par ces thèmes. Si tu ne connais pas encore ce chef d’œuvre (que James Cameron, le papa d’Avatar, Titanic et Terminator, veut faire au cinéma !) il faut te ruer dessus !
Pour conclure, je dirais que je ne veux pas vivre 1000 ans sous le joug des puissants, à enrichir des gens qui m’exploitent. Je veux vivre une vie d’homme aux côtés de ma fille, retomber amoureux, refonder une famille. Je veux pouvoir croire qu’il n’existe pas de Dieu au sens où on l’entend et que l’âme de toute chose est composée de l’attention qu’on lui porte. Je veux croire qu’il n’existe pas d’au-delà bon ou mauvais, que les méchants ne seront jamais punis dans un Enfer quelconque pour les crimes qu’ils auront commis sur Terre. Je veux croire que le seul paradis qui s’offre à nous est celui qu’on est capable de créer de ses mains, qu’il n’existe rien de mieux que de dîner un soir en compagnie de l’être aimé. Je veux croire que le monde continuera de tourner après moi et que ma descendance y vivra plus confortablement que je ne l’ai fait.
…Mais pour ça il faut que je bosse et il est déjà tard. ^^
Sam
“Mais pourquoi voudrais-tu absolument les découper alors qu’il n’y a aucune raison de le faire? Ta question est un non sens parce que tout simplement irréalisable.
On ne peut scientifiquement couper un être sur sa longueur pour le coller à un autre individu, même si celui ci est identique en tout point biologiquement. En endommageant le corps, il devient inutilisable.
La réponse est: dans le cas de ton hypothèse, cela reviendrait à tuer les deux âmes. Il n’en reste donc aucun.”
Je ne serai pas aussi catégorique, bien entendu je reconnais le coté inutile de l’expérience. Qui était d’avantage métaphorique et appelé à des greffes bien plus localisé. Surtout au niveau du cerveau, car oui il est possible de vivre avec une seule moitié de cerveau :
http://www.forum.umontreal.ca/numeros/2000_2001/forum_00_09_11/article02.html
Oublie une greffe intégrale, le découpage de ces deux êtres et l’assemblage pour n’en former qu’un. Imaginons une simple greffe de la moitié du cerveau, ou si tu veux de tout autre organes importants (une moitié d’un individus et une autre d’un second). Théoriquement cela est possible et me ramène aux Éternels question :
Dans ce cas, y aurait il deux âmes dans un seul corps ?
Ou alors la quelle serait privilégié ect …
Pour moi il y a bien paradoxe, dans le sens ou tu peux même allez jusqu’à … tout remplacer !
Une multiplication des opérations qui feraient qu’au final nous créerions un être qui ne conserve rien de l’original. Un peu comme une voiture que l’ont modifierai à volonté.
C’est ce genres de questions qui me hantent. Même si je désire au plus profond de moi que nous abritions une âme, face aux progrès et aux possibilités de la science cela me laisse perplexe.
Pour ce qui est de la “vérité universelle” c’est indirectement quelle sème la mort, puisque bien entendu, des idéaux ne sont pas toujours brandit pour justifier des guerres. Mais les “camps” se créer sur la croyance de partager un idéal commun. C’est la racine même de ce qui peut mener à la tolérance ou l’intolérance. Tel un arbre qui se divise en plusieurs branches. La différence peut donc être une bonne ou une mauvaise chose, peut nous amener à évoluer ou à nous déchirer. Dans les bons moments nous appellent à l’esprit de partage et quand nous nous sentons menacer, nous nous replions derrière elles pour justifier l’injustifiable. C’est la fameuse dualité de l’homme, qui fait de nous des êtres mi-anges mi-démon selon les circonstances.
Celui qui recherche constamment la vérité en ne se reposant sur aucun acquis, ne peut en venir à faire souffrir ses semblables. Voilà pourquoi la certitude d’être dans le vrai est le pire des fléaux, aussi bien intellectuellement que moralement.
Aizen
@Sam: Certes. Mais le cerveau, bien qu’ayant 2 hémisphères, est un seul organe, dans son unicité. En perdant même la moitié de son cerveau, même s’il est possible de vivre, nous perdons trop de capacités, et une part de notre personnalité. Nous ne sommes donc plus “entier”.
A ce jour, il est impossible de greffer la moitié d’un cerveau sur le cerveau d’un autre. Et cela n’a pas non plus de sens, car dans ce cas, nous aurions tôt fait de remplacer entièrement ce cerveau par un autre, dans un cas totalement hypothétique. Scientifiquement, nous ne sommes pas à même de comprendre cet organe tant il est complexe, au niveau neurologique. Toute l’étendue des capacités/ possibilitéS/ fonctionnement de ce dernier nous échappe encore. L’être humain n’est capable d’utiliser que 10% de ses capacités cérébrales. Je pense donc que le progrès se situe directement sur ce point bien précis, et non pas dans le fait de charcuter de pauvres cobayes pour en faire des chimères. Je considère un corps comme un sanctuaire, comme quelque chose de sacré. Par conséquent, je ne peux cautionner que l’on fasse du tunning avec notre corps. Nous ne sommes pas des objets. L’âme pour moi, est dans toute chose, capable de vibrer grâce à son existence/ présence.
Je comprend que tu puisses être angoissés par la question, mais les scientifiques eux-même sont persuadés d’être dans le vrai. C’est souvent le cas. La science est peut-être la nouvelle religion. Celle qui défie “Dieu”, de faire aussi bien que lui. Je pense que tu devrais regarder la très belle série dédiée à Ghost in the Shell “Stand alone complex”. Azash a aussi donné des références passionnantes: GUMN.
Malheureusement, je ne pourrais d’avantage t’apporter de réponses qui pourront te satisfaire, ni te réconforter vraiment, et j’en suis désolée. Tout ce que je peux te dire, c’est que je suis heureuse de ne pas avoir peur de mourir. Ce qui me fait peur, c’est de souffrir, d’avoir mal et de perdre ma dignité (accident / maladie / meurtre). Je comprend très bien alors l’acte d’euthanasie. Mais cela est un autre sujet. Je vois la mort (naturelle / la fin de mon organisme), comme une délivrance qui permet de retourner à la source. La mort est comme mon ombre: tant que j’existe, elle m’accompagne, fidèle, et silencieuse, comme une amie liée pour la vie.
Nous sommes allé assez loin dans le débat sur le sujet. J’espère ne pas avoir mis mal à l’aise des personnes trop sensible sur le sujet. Je n’ai simplement pas de tabou, et je tiens à préciser que je respecte profondément les sentiments et coutumes de tous mes lecteurs, même si elles sont différentes des miennes.
Azash
Moi j’imagine le cerveau comme un disque dur, allez, simplifions encore : Une vieille disquette 5″1/4…
Coupons la en deux et collons la à une autre disquette coupée. Qu’obtiens t-on ? Pas 1+1=2 mais bien deux moitiés distinctes et incompatibles.
Ces disquettes seraient identiques au départ, rien ne garanti que je puisse malgré tout recoller les deux moitiés.
Si on compare le corps à une machine, je dirais que les organes sont le hardware et le cerveau le software, contenu dans une blackbox impossible à déchiffrer et à comprendre. Rien ne dit que les données sont écrites dans la même langue.
Imaginons que ce vieux fou de Desty Nova s’amuse à greffer une partie de mon cerveau avec celui de notre écureuil favori (Yeerk !). Qu’arriverait-il ? Serais-je/nous (encore) capable de lire et parler le japonais ou le français ? Pourrions nous comprendre les sensations que nous ressentirions ? Serions nous encore capable de savoir qui nous sommes individuellement ? Aurais-je envie de porter des petits souliers vernis rouges et elle des vieilles bottes toutes craquelées ?
L’homme a décodé l’ADN et commence à bidouiller avec. Seulement, si l’ADN est un langage universel à tous les êtres vivants, la pensées ne l’est probablement pas.
Dans le cas contraire, la machine qui lira directement les informations au cœur de notre encéphale deviendra sans doute l’arme absolue anti-liberté… Tiens, encore une raison de ne pas vouloir vivre 1000 ans ^^
Pour en revenir à cette notion d’âme, elle est pour moi unique et indivisible.
Sam
Azash je voulais déjà te répondre tout à l’heure, mais j’ai du m’absenter.
“Ces expériences me font penser à ce personnage d’alchimiste qui produit des monstres en combinant humains et chiens dans le manga Full Metal Alchemist. On tente l’impossible pour se faire un nom, garder son statut social et ses revenus. Je côtoie ces personnes tous les jours à mon travail : Minables cadres incapables de créer ou de comprendre quoi que ce soit dans leur métier sinon la justification sans cesse plus difficile de leur propre place, jusqu’au moment où ils doivent de nouveau chercher une autre société à parasiter.”
Oui j’avais déjà donner mon opinion sur le sujet, ces expériences sont inutiles et immorales. Je ne cautionne pas, je suis simplement curieux. Peut être fasciné aussi par les mystères qui lient ce genre d’histoires et les questions qui en découlent. C’est d’avantage d’ordre philosophique, qu’un besoin morbide à assouvir ou même un désir de voir la science avancé par ce biais. “L’immortalité” ne vas certainement par s’acquérir par ce chemin là.
“Je pense que Yukito Kishiro est, comme toi Sam, passionné par ces thèmes. Si tu ne connais pas encore ce chef d’œuvre (que James Cameron, le papa d’Avatar, Titanic et Terminator, veut faire au cinéma !) il faut te ruer dessus !”
Merci, j’ai regardé les cinq premières minutes de la série pour me faire une idée et ça a l’air sympa.
“Pour conclure, je dirais que je ne veux pas vivre 1000 ans sous le joug des puissants, à enrichir des gens qui m’exploitent.”
Place toi du côté des exploiteurs dans ce cas et essaye de changer le système de l’intérieur. Il faut voir grand dans la vie, ne pas se contenter de subir l’histoire, mais également l’écrire. J’aimerai penser que des hommes de bonnes volontés pensent ainsi, que les choses changerons un jour et que nous connaitrons un âge d’or. Si nous pouvons sombrer aussi rapidement dans l’horreur, peut être qu’une suite d’évènements nous conduira vers un monde meilleur.
Rêvons c’est permis !
“Moi j’imagine le cerveau comme un disque dur, allez, simplifions encore : Une vieille disquette 5?1/4…
Coupons la en deux et collons la à une autre disquette coupée. Qu’obtiens t-on ? Pas 1+1=2 mais bien deux moitiés distinctes et incompatibles.”
Je répond en même temps à Aizen, avec qui je me bas depuis le début sur ce point !
Oui je n’ai pas toujours les mots pour convaincre, ce n’est pas mon domaine de prédilection, je pense et j’espère être plus convaincant sur d’autres sujets …
Après quelques recherches, d’autres expériences “inutiles” en témoignent :
http://www.linternaute.com/science/biologie/deja-demain/06/echange-cerveau/greffe-cerveau.shtml
Court extrait :
“Au-delà de ces expériences plus ou moins réalistes, d’autres scientifiques très sérieux travaillent sur le transfert de cellules cérébrales. C’est par exemple la spécialité d’Evan Balaban, maître de conférence en neurosciences comportementales à l’université Mc Gill de Montréal. Ce chercheur travaille sur les embryons d’oiseau pour déterminer quels comportements sont acquis ou innés.
Il a ainsi pu observer qu’un oiseau ayant reçu une greffe de cellules cérébrales d’une autre espèce va, de manière innée, préférer le chant du donneur. “On peut obtenir un poulet qui a le cri de la caille, parfois même plus qu’une caille normale” explique-t-il. Les cellules greffées auraient un plus grand contrôle du comportement que les cellules normales. ”
Le scientifique prétend ensuite que ce type de transfert entre deux espèces mammifères différentes est impossible. Mais entre deux individus d’une espèce identique, je ne vois pas ce qui l’empêcherait (en théorie). Oui nous pouvons jouer avec le cerveau, le manipulé à volonté, en greffant le cortex cérébral de Johnny Hallyday, tu pourrai aussi remplir le Stade de France.
Si nous pouvons greffer n’importe quelle partie du corps humain, pourquoi le cerveau ferait il exceptions (ou plutôt certaine parties de celui-ci) ?
Azash
Au s’cours ! On veut me greffer le cerveau du meilleur ambassadeur d’Optic 2000 !
Pas si sûr pour ton histoire du stade de France…
D’abord, même si on me greffait son talent (après on aime ou on n’aime pas), il est absolument certain que je n’obtiendrai ni sa notoriété ni son charisme. Autrement dit, le talent ne fait pas tout.
Me placer du côté des exploiteurs ? Non merci. Je ne fais pas parti de ces gens qui, frustrés de ne rien savoir faire d’autre, trouvent leur satisfaction dans la domination de leurs semblables (et se croient de ce fait infiniment plus malins).
Pour ce qui est de Gunnm, oublie l’anime qui n’est d’ailleurs pas une série mais un OAV de très piètre qualité unanimement boudé par les puristes. Concentre toi sur la série de 9 tomes aux éditions Glénat.
Philosophie d'un momonga | flying squirrel attacks! - Le blog Japon d'Aizen
[...] nature, je l’observe chez mes momongas: ils ont défié la loi de la gravité. C’est l’évolution des espèces. Ils ont sauté de branches en branches et, progressivement, ils se sont vu doté d’un [...]