24 Feb

2011

Anaël, le trou blanc et l’origine du monde

 

Anaël est un artiste originaire du pays du mistral. Il peint, dessine, illustre avec sensibilité et talent. Son travail rend hommage aux femmes, dans un élan encré, de douceur et de volupté.

Il y a pas si longtemps, j’avais déjà introduit le remarquable coup de pinceau d’Anaël, en vous présentant .

Pour anecdote voici la petite histoire: Anaël et moi, nous connaissons depuis très longtemps. Lorsque nous étions adolescents, nous dessinions souvent ensemble, et nous partagions des passions ainsi que des influences communes. Pendant près d’une dizaine d’années, nous nous sommes perdu de vu. Mais le lien d’amitié qui nous liait, était si fort, que nous sommes parvenu à nous retrouver. C’est alors que nous avons remonté le fil des souvenirs, rattrappé le temps perdu…et c’est à cette occasion, qu’il m’a montré toutes ses créations.

C’est avec beaucoup d’émotions que je vous présente aujourd’hui son travail. Vous pourrez aussi lire mon interview, réalisée au nom de l’amitié et de l’esthétisme.

 

Interview d’Anaël:

Quel âge as-tu? Quel est ton parcours artistique?

J’ai 31 ans. Depuis ma plus tendre enfance j’aime dessiner. Avec le temps ce moyen d’expression est devenu aussi important que la parole ou l’écriture.

A mon adolescence, le dessin m’a beaucoup aidé pour exprimer mes émotions, car à cet âge là, tout ce que les adultes m’avaient caché jusqu’alors pour me préserver durant mon enfance, m’a explosé à la figure. Mais c’est seulement au moment où j’ai dû faire face à mon échec pour le concours d’entrée aux beaux arts de Montpellier que j’ai réellement commencé à me questionner sur mon travail. C’est aussi à cette même époque, que j’ai commencé à développer mon concept: le trou blanc artistique.

A la fac, Les cours d’histoire de l’art de Mr. Perry, et particulièrement ceux sur Marcel Duchamp, m’ont poussé à réfléchir sur mon travail et ma manière de faire. Et même si je n’aime pas vraiment les œuvres de cet artiste, toute la réflexion faite autour de son travail, m’a passionné.

Aujourd’hui je ne vis pas de mon travail artistique. Je dirais plutôt que “je vie pour ce moyen d’expression”.

Lorsque j’ai l’occasion d’exposer, c’est pour moi une manière de confronter, la part la plus intime de ma personne à un public. Ainsi, la plus belle récompense que l’on puisse me faire, n’est pas de me dire que l’on aime mon travail. Mais que cela puisse provoquer une réaction chez les autres, même si cela doit être un sentiment de rejet ou du dégoût.

 

 

 

Tu as choisi de réaliser tes ouvres sous le fil conducteur du “trou blanc”. Qu’est ce que cela signifie? Quel est ton concept créatif?

Nous avons tous déjà entendu parler des trous noirs, et dans l’imaginaire collectif il pourrait être associé à une fin dans l’univers, une mort cosmique en quelque sorte. Ces espaces dans l’univers où la lumière, la matière et autres énergies sont absorbées, laissent sous-entendre que tout cela est déplacé vers un ailleurs. En astronomie on appelle cela les trous blancs: un lieux d’où jaillirais de manières extrêmes et violentes, de la matière et de la lumière.

Je pense que la création humaine fonctionne de la même manière. Nous absorbons une multitude d’informations, tout au long de notre vie, et nous avons le besoin de l’extérioriser d’une manière ou d’une autre. J’exprime ce besoin par l’Art.

J’irais même jusqu’a dire que ce cycle est observable dans ce qui nous entoure, et même dans notre propre vie. Si l’on regarde la vie d’un être humain, issue du spermatozoïde et de l’ovule, on s’aperçoit que ces deux entités meurent, en quelque sorte, pour donner naissance à une nouvelle forme de vie. Nous évoluons durant 9 mois dans un environnement liquide et sombre, pour enfin vivre l’un des plus violents évènements de la vie: notre naissance. J’imagine alors, que la première vision que l’on peut avoir du monde extérieur est un point blanc extrêmement lumineux, voir aveuglant (ce qui s’apparente au trou blanc en astronomie).

Ce n’est qu’une fois sortie du ventre de nos mères, que nous créons le monde à travers nos sens.

D’ailleurs en psychanalyse, il est reconnu que l’individu pense que le monde tourne autour de lui jusqu’a environ l’âge de 5ans.Ceci, je l’apparente à un passage entre la vie et la mort. Et tout le long de notre vie, nous vivons également, des morts successives (l’enfance vers l’adolescence, l’adolescence vers l’adulte…)

Maintenant si nous nous observons au quotidien, nous nous rendons compte, que nous sommes constamment en train d’éprouver des émotions dans des situations plus ou moins difficiles.Et à chaque fois que l’on franchit ces épreuves, on peut considérer que nous mourrons à nous même, pour vivre l’instant présent.

Alors le lien avec mon travail est le suivant: j’observe le monde qui m’entoure, j’éprouve des émotions, je les interroge, je cherche à les comprendre, je tente ensuite d’en extraire l’essence pour les retranscrire sur le papier. J’absorbe la vie pour donner naissance à mes œuvres.

Voila comment j’interprète le Trou Blanc dans L’Art.

 

 

Quels sont tes artistes préférés? Qui sont ceux qui t’ont particulièrement amener à considérer l’esthétisme?

Il y en a beaucoup. Mais ceux qui ont le plus influencé mon travail sont Gustave Courbet, Gustave Klimt et Yoshitaka Amano.

J’aime particulièrement l’œuvre de Courbet “l’origine du monde”. Ce dernier à provoqué un vrai “trou blanc” en moi, et continue de m’inspirer à ce jour. Selon moi, cette œuvre est la plus belle ode a la femme, une mise en évidence de son pouvoir à donner la vie, sans artifices.

Gustave Klimt est un de mes artistes favoris, pour sa mise en contraste de la douceur, la beauté de la femme, l’expression de la noirceur de l’être humain dans certaines de ses œuvres, et bien entendu pour sa technique d’exécution.

Autrement j’apprécie Yoshitaka Amano pour l’expression et l’émotion de ses personnages, et particulièrement dans leurs regards. Pour moi, c’est à travers le regard que toute nos émotions s’expriment. Cet artiste me bouleverse à chaque fois par ces oeuvres.

 

Quel est ton rapport à l’encre, aux couleurs?

L’encre de chine est une matière que j’affectionne. J’aime les matières liquides, qui se diffusent et qui peuvent presque instantanément, laisser libre cours au hasard. Concrètement, l’une de mes techniques consiste à imbiber totalement ou partiellement ma feuille d’eau, pour ensuite verser l’encre et autre liquide, pour qu’ils se diffusent et se révèlent sur le support. Le résultat peut m’interpeller dans l’instant, ou seulement après plusieurs mois…parfois même, il me faut attendre des années avant que je puisse y percevoir quelque chose.

En ce qui concerne les couleurs, je les utilise pour mettre en évidence les émotions. Avec le temps j’ai appris à épurer mes œuvres, pour parvenir plus directement a l’essence des choses. L’addition d’une multitude de couleurs reviennent à saturer une œuvre d’informations parasites, et ainsi à cacher (pour ne pas dire gâcher) le sens profond recherché. J’utilise aussi beaucoup le brou de noix, d’une part pour sa texture qui change, suivant sa concentration sur le papier. Mais aussi parce que le marron est à la jonction entre les trois couleurs primaires, et par conséquent il s’accorde avec tout le cercle chromatique.

 

 

Quels rôles jouent les personnages féminins dans tes tableaux?

Les femmes…elles ont le pouvoir de donner la vie. Entre l’Homme et la Femme, c’est elle qui est la plus proche de Dieu. C’est ce qui me fascine, et que je lui envie. Et quand je les observe, elles m’inspirent la naïveté, l’innocence, parfois même l’inconscience de ce pouvoir qu’elles détiennent. Leur sexe est un sanctuaire divin, et aussi un lourd poids à porter.

On m’a souvent fait remarquer que j’idéalisais trop les femmes. C’est le plus beau thème qu’il m’ait été donné d’aborder, et les interrogations qu’elles me procurent sont sans fin.

 

Y a t-il une narration dans tes créations? Quelles sont les histoires que tu aimes raconter?

Si il y a un mystère, il doit s’illustrer à travers ma recherche spirituelle. Je ne recherche qu’à partager ce qui se produit en moi, pour mieux m’ouvrir à d’autres horizons.

Je dirais en somme que mes œuvres s’expriment dans un espace et un instant où les mots n’ont plus de prises pour décrire une impression de mon état physique et psychologique. Je n’aime pas forcement ce que je montre aux gens. C’est même parfois une dure épreuve envers moi-même, que d’exposer mon travail.

Je parle de mes peines, de mes regrets, et particulièrement d’une femme que j’ai aimé, et que je continue à aimer. Je raconte aussi les différentes étapes de ma vie, celles du Trou Blanc, où l’on apprend à mourir aux instants passés pour renaitre à de nouvelles expériences.

Mes encres et mes dessins sont la matérialisation de ces transitions psychologiques.On peut les comparer au “ça à été “ que Roland Barthe explique très bien dans son essai sur la photographie “La chambre claire”.

Grossièrement, il dit que la photographie est la capture d’un instant, qui n’est déjà plus, dès lors que l’on a appuyé sur le déclencheur de l’appareil.

 

 

Ton support est bien plus matériel que numérique. Quel est ton rapport au canevas vierge et à l’art numérique?

Il m’arrive d’utiliser le support numérique pour réaliser des projets, mais ceci se prête plus facilement à de la communication pure, voir de l’illustration. Je n’ai jamais réellement réussi à associer ma démarche artistique à cet outil. Je l’expliquerai principalement par l’absence de hasard et d’un aspect bien trop net, voir aseptisé. Travailler la matière est naturel pour moi, car cela fait plus appel à mon intuition que de travailler avec des pixels ou des lignes vectorielles.

 

Qu’est ce que tu aimerais explorer le plus dans ton domaine?

Sur le plan psychologique ce serait ma part d’ombre. Celle que j’exprime rarement en société.

Sur le plan technique, j’envisage le travail de la vidéo. Je ne veux pas travailler de manière narrative, mais plutôt dans le cadre d’une expérimentation picturale, où je retranscrirai l’émotion à travers le mouvement dans un espace et un temps donnée.

J’avais par le passé déjà réalisé une ébauche. décrit la souffrance, et elle est directement inspirée du film Ring de Hideo Nataka (et non le navet américain). D’ailleurs la bande son est tirée directement du film. J’avais d’ailleurs fait appel à une amie artiste japonaise, Noriko Taguchi pour m’aider à réaliser cette vidéo. Ici, j’ai cherché à retranscrire le mal être que l’on peut ressentir a travers ce film, et interpréter la souffrance de Sadako (le revenante du film).

J’aimerai poursuivre dans cette voie, et approfondir mes recherches: l’évolution et le mouvement de l’émotion. La vidéo a le pouvoir d’immerger plus facilement le spectateur. C’est ce que j’apprécie

J’ai l’intention de réaliser la suite du projet avec , avec qui je partage la même sensibilité artistique.

 

 

Que penses-tu des blogs en général? As-tu ton propre blog?

J’ai bien entendu . Tout comme Facebook, j’aime ce moyen de communiquer instantanément dans le but d’avoir une réaction quasi immédiate. Le blog est un outil qui permet de faire de nouvelles rencontres,virtuellement voire même IRL.

La seule chose qui me dérange c’est l’exhibition des vies privées. Je n’aime pas les gens qui pensent pouvoir être au centre de l’attention de tous, et qui rêvent de devenir des stars. Mais à la rigueur ca ne me regarde pas. Je préfère les blogs où leurs administrateurs ont des choses à partager et à dire quel que soit le thème, tant que celui-ci permette d’enrichir les internautes.

Par exemple ce que j’aime sur ton blog, c’est ce mélange entre tes goûts vestimentaires, tes choix graphiques, et autre, le tout lié par un texte soulignant ton univers.

C’est intéressant, car tu partage ton savoir ainsi qu’une partie de toi, sans faire de l’exhibition égocentrique et narcissique.

 

Quels sont tes rêves?

L’un de mes rêves est de partir au Japon. J’aime ce pays. Mais ce sera bientôt une réalité! (Trop impatient d’être dans l’avion cet été)

Un rêve peut se réaliser. C’est ce qui me fait avancer. Mon autre rêve serait d’être le disciple de Yoshitaka Amano. J’admire beaucoup son travail et ce qu’il partage.

Il est l’un des seuls artistes encore vivant qui m’inspire autant.

Comme on dit c’est beau de rêver, et ca nous aide à aller de l’avant.

 

 

Merci de tout coeur à Anaël, d’avoir répondu aussi passionnément à toutes ces questions sur Flying Squirrel Attacks.

N’hésitez pas à aller admirer son travail directement sur son blog: .

 

Pour soutenir l’artiste, n’hésitez pas à poster vos impressions, et à cliquer sur le petit bouton ci-dessous! Merci à vous tous.

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"Anaël, le trou blanc et l’origine du monde"

  1. Je reste là, étendue, éperdue, avec ma voie d’écrire, ma voix féminine …
    Pour la première fois le soleil est une couleur qui me fait partir en vrille, me fait valser dans les songes diurnes.
    Essence de couleurs qui illuminent nos frayeurs, nos amours, nos naissances…
    Comment pourrais-je dire que c’est beau ?
    Quel mot ?
    j’aime, un point c’est tout !

  2. [...] flyingsquirrels attacks [...]

  3. Encore merci Aizen pour ton soutient et ton réconfort, qui m’aide a avancer. :) <3

    merci Lunefantasy pour ces belle phrases.

  4. Il se dégage de ces œuvres un je-ne-sais-quoi de frais et de passionné, tout en étant sombre et plein de mélancolie.

    Le trait m’a fait penser à certaines illustrations de notre écureuil, je pense à ces jumelles de l’article sur la féminité ou les illustrations de mode d’inspiration japonaise (sur ce même blog).

    Il est évident que la femme doit être idéalisée, sinon choyée. N’est-elle pas l’avenir de l’homme ? A un moment où les société les plus machistes tombent les unes après les autres, il serait temps de s’en apercevoir non ?

    J’aurais deviné que vous aviez travaillé ensemble, ou sinon que vous partagiez des goûts communs pour certaines illustrations. Ici le trait semble plus brutal, enfiévré, comme une émotion non-contenue… “Il faut que ça sorte”.

    Au delà d’une ode à la femme, il en ressort aussi une certaine féminité, une acceptation de sa sensibilité. Après tout, Anaël vu dans un miroir donne – à un accent près – Léana.

    Il est aussi étonnant de constater que ces femmes sont allongées pour la plupart, souffrant ou priant, attendant (avec angoisse ?) qu’il se produise un évènement. Je ressens beaucoup de noirceur dans les thèmes, avec presque une envie de leur venir en aide ou du moins, de les aimer et les comprendre. Je ressens fatalité et tragédie à travers ces images, avec une pointe d’optimisme dans le répit dans l’illustration de la femme endormie sous un arbre.

    De très jolies compositions… “Troublantes”.

  5. J’aime vraiment beaucoup, toutes ne me font pas voyager, mais il y a du talent et beaucoup d’idées derrières. Un autre blog que je vais suivre en tout cas…

  6. L’ombre et la lumière, la souffrance et la beauté, ce sont des oeuvres empreintes d’émotion et de poésie. Merci Aizen pour cette belle découverte.

  7. Merci de nous faire partager ces oeuvres. J’aime beaucoup le dernier portrait de femme, tout en jaune, qui est très lumineux, solaire, et qui m’évoque une idée d’ascension, d’extase.
    Mais ses oeuvres plus sombres sont aussi très intéressantes. Il doit avoir une vie intérieure très riche. J’ai fait beaucoup de psychologie, et pour moi ce concept de trou noir / trou blanc évoque l’inconscient, la part obscure qui est en nous, les pulsions profondes qui bouillonnent et que l’on peut transformer en lumière, faire jaillir sous forme d’art par exemple. C’est l’énergie vitale, à la fois sombre et lumineuse.

    Pour le wabi-sabi, je t’ai répondu dans les commentaires de mon blog; je suis peut-être très japonaise dans ma tête sans le savoir, c’est peut-être pour ça que j’aime beaucoup le Japon ;)

  8. Tres belle Interview Anael !

  9. jolie découverte !

  10. Alors là j’adore ! Tu me fais découvrir des choses ici c’est dingue ! On a vite fait d’être addict à ton blog …

  11. Je trouve ton blog interessant! :)
    J´aime ton blog x3
    Je ne comprends pas beaucoup des choses parce que je ne suis pas une francaise, mais j´apprends le francais à l´école :) J´éspere que tu peux me comprends :)

    J´ai peur quand je regarde les dessins mais ils sont jolis!
    C´est super!
    Je vais regarder ton blog souvent x3

    Bientôt! :)

  12. Aizen

    @Lunefantasy: …et moi j’aime éperduement ta façon d’écrire ce que tu ressens. C’est beau et touchant. Merci encore.

    @Anaël: Tu es toujours le bienvenu sur FSA. Tes oeuvres font briller les yeux de mes écureuils volants, qui sont plein de kira kira.

    @Azash: Tu as raison de souligner cette dualité passionnée vivant dans le trait d’Anaël. Sinon…c’est vraiment flatteur de comparer mes illustrations aux siennes. Peut-être avons-nous déteint l’un sur l’autre, nous avons dessiné ensemble par le passé…
    Je pense tout de même qu’il y a une nervosité dans le coup de pinceau que je n’ai pas. Et quand tu mènes une reflexion sur la place que tu accordes à la femme, tu nous fais honneur, mon cher Azash! ^^
    Sinon en effet, je trouve qu’Anaël accepte et assume totalement sa part de “féminité”: c’est peut-être cela qui lui permet de comprendre et de dépeindre aussi somptueusement ses héroines. Pour ma part, j’apprécie en effet, beaucoup la fille endormie au creu de l’arbre…
    c’est une image apaisante, qui me donne envie de faire la même chose, en forêt.

    @Nihil: Je suis ravie que son travail te plaise et que cela puisse te donner envie de suivre son blog. Merci de m’avoir laissé ton impression. ^^

    @Mélanie: Les émotions nous font nous sentir vivants; c’est avec plaisir que je partage.

    @Un carnet sans pages: Oui, le portrait de la femme, aux couleurs solaires et à l’ambiance fleurie est aussi une de mes compositions préférées!…Ce que tu dis sur le concept du trou noir/blanc et de l’inconscient est intéressant. Il me fait réaliser que les polarités peuvent se être interchangeables…nos sentiments les plus obscurs peuvent se transformer, se mouvoir, et irradier par sa lumière si seulement nous savons l’accepter et la reconnaître sans la juger. C’est une très belle leçon de philosophie.

    @Thomas B: Il assure, tu ne trouves pas? ^^

    @Virginie B: C’est rigolo parce que juste avant toi, c’est Thomas B qui commente…hihi! Bienvenu dans ma jungle. Tu vois, je t’avais bien dit qu’il y avait un homme sur mon blog, comme invité! ^^

    @Bebarock: Je suis ravie que son travail te rende si enthousiaste! En même temps, il mérite d’être connu, alors je me suis décidée à vous le présenter. Sinon…toi? addict? oh lala, mais tu me fais un de ces honneurs!
    C’est pas moi qui fait t’aider à te désintoxiquer de ton addiction alors! Bises ma belle!

    @Nike: Bienvenu à toi. Merci d’avoir fait l’effort de m’écrire en français. C’est vraiment adorable. En allant sur ton blog, je me suis aperçue que tu étais allemande. N’est ce pas? J’ai fait 8 ans d’allemand, alors parfois, si tu as envie d’écrire en allemand, tu peux. Je te comprendrai. Mais pour toi, il vaut mieux que tu écrive en français pour faire quelque progrès! Je voulais aussi te dire, si tu veux lire le blog en allemand, tu peux: il faut cliquer sur le bouton avec le petit drapeau allemand (google translate). Je suis ravie de t’accueillir sur mon blog et je suis heureuse que ces dessins t’aies plu. Reviens me voir et poster des commentaires quand tu veux. A très bientôt! Tschüss! ^^

  13. Quel talent, ca fout un sacrée claque..

    J’aime beaucoup les différentes techniques utilisées, et pourtant on sens la patte de l’artiste à chaque peinture.

    Un grand bravo, et une bonne continuation, n’arrêtes jamais ;)

  14. SoKeA

    Tu serais pas en pleine dépression ? Adieu, triste printemps…Pour ton propre bien, l’été devra arriver très vite !

  15. Aizen

    @Masamune: Merci beaucoup d’avoir laissé ce petit mot. Je suis sûre que ton encouragement a fait énormément plaisir à l’artiste.

    @SoKeA: Mais encore, peux-tu développer? Merci au psychanalyste du dimanche pour sa riche intervention.

  16. SoKeA

    Petite pique d’écureuil volant ?

    Je n’aime pas ses tableaux ! Lis moi bien jusqu’au bout avant de me lancer des noisettes. Je ne vais pas te faire, ici, une critique technique. Je n’ai pas de légitimité pour le faire.
    Je vais te faire part de MES sentiments vis à vis de SES sentiments retranscris dans son travail. C’est ce qu’Anaël recherche.
    (@Anawel Je ne te connais pas, je ne te critique en aucun cas. Je ne suis pas ce genre de personne. J’aimerais te comprendre.)

    Je suis fan de science-fiction. Je parle des futurs crédibles suivant les théories et nos connaissances actuelles. J’imagine que les trous noirs ne sont en fait que des trous de vers et qu’ils nous mèneront un jour vers d’autres mondes. J’ai bien aimé le début de l’interview et de la présentation de son concept mais je n’ai pas aimé le développement qui a suivi.
    Je préfère cette version: Tout le long de notre vie, nous vivons également, de nouvelles naissances successives (l’enfant en moi n’est pas mort, ni l’adolescent…). Je n’aime pas qu’on prennes la mort à la légère.

    Je me trompe peut-être. Je trouve Anaël très contradictoire dans ses propos par rapport à la représentation qu’il en fait dans ses tableaux. J’ai beau lire et relire l’article, je ne comprends pas. Peut-être que je ne lis pas aussi bien que je le pense. Peut-être que je ne le comprends pas aussi bien que je ne le pense. Après tout, le français n’est pas ma langue maternelle. Ou peut-être que je n’ai pas la même façon de penser que les autres.
    On ne peut évidemment pas dissocier vie et mort mais (@Un carnet sans pages…) pour moi la vie n’est pas sombre. N’est-ce pas incohérent de dire que l’énergie vitale est sombre et lumineuse ?
    Anaël absorbe la vie pour donner naissance à ses œuvres. C’est donc que la vision du monde qu’il a est bien triste.
    JE n’aime pas ses tableaux parce qu’il reflète des pensées que je n’aime pas. J’ai parcouru son blog, je n’aime pas les représentations triste qu’il fait de la femme non plus. C’est dommage.

    Je t’ai déjà fait part de mon abattement par rapport à cet amour autour du morbide dans un de tes précédents articles. Je n’aime pas la mort. Célébrons la vie !

    Vivement le printemps. Vivement les fleurs et les femmes en jupe ! Non Aizen, pas de sous-entendu hentai! Entendons nous bien. Voilà ma vision des femmes: AMOUR,joie et tout ce que tu veux mais en aucunes manières mort, mélancolie…

  17. Aizen

    @SoKeA: Pourquoi ne pas avoir commencé par là? Je ne t’ai pas (encore) lancé de pique (ni de noisettes / attention, je n’aime pas le gâchis! ^^). J’attendais simplement que tu émettes un avis constructif et non des remarques sur mes états d’âme (qui ne sont ici, pas d’actualité).

    Je comprends ton point de vu et n’ai rien de spécial à te reprocher si tu n’aimes pas, mais je te trouve un peu catégorique. Il faut aussi que tu comprennes ce fait: je n’ai pas vocation à mettre en avant des choses gratuitement morbides sur mon blog. Cela n’a jamais été le cas, et si je présente parfois des artistes ayant des ambivalences, ou certaines spécificités, ce n’est que parce que je trouve leurs concepts et esthétismes intéressants. Je ne fais que partager avec vous tous, et en toute innocence, des oeuvres qui me laissent des impressions fortes. (cf: on en avait déjà parlé concernant les estampes de Takato Yamamoto).

    Je ne peux pas répondre, ni expliquer le travail d’Anaël, mieux qu’il ne saurait le faire lui même, mais le connaissant bien, je peux tenter de t’éclairer sur certaines choses, car je pense comprendre l’état d’esprit dans lequel il travaille. Pour moi, ce qui m’importe avant tout, c’est ce que son travail artistique m’évoque, les sensations que j’éprouve lorsque je vois ses images. Je les ai longtemps observée sans jamais avoir d’explications, ni aucune interview. J’ai par conséquent, toujours capturé mes propres sentiments concernant leur visionnage, en tentant de les comprendre, de les confronter à moi même, avant de les intellectualiser. Et je n’ai jamais trouvé qu’il avait une vision “triste de la femme” comme tu semble l’avoir interprêté.

    Non… pour moi, Anaël a justement un énorme respect vis à vis de la femme, et les apparitions féminines m’évoquent un certain mysticisme, quelque chose pouvant être empreint de mystère, quelque chose de sensible, parfois intouchable, relevant presque de l’ordre du sacré. Ce que je vois principalement n’est pas la mort, mais une panoplie de ressentis: charisme, présence, force, délicatesse, souffrance, beauté, innocence, apaisement, patience, volupté, sensualité, égarement, conviction, efforts, empathie…

    Pour ma part, je n’ai jamais considéré qu’il était incohérent de voir en l’énergie vitale, quelque chose de sombre et à la fois lumineux. Bien que je me batte moi même pour sortir des dualités, du manichéisme, ce qu’Anaël, a , je pense voulu souligner est la “polarité” d’un être, quel qu’il soit.

    Pour ma part, j’ai beau me considérer, par exemple, comme un individu ayant une démarche positive, je n’ai jamais renié la part d’obscurité que je pouvais détenir. Obscurité n’est pas synonyme de mort, et n’est pas forcément quelque chose de négatif. Je considère cela comme une force liée à la destruction: “s’il nous est permis de créer, nous sommes aussi capable de détruire. Ce que nous sommes en mesure de relier, nous sommes de même, capable de dénouer.” Cela est valable à petite comme à grande échelle, sur le plan de l’humanité. La destruction peut être même, parfois bénéfique, dès lors qu’elle permet de reconstruire “la vie” sur de meilleures bases…

    Je pense que les deux dernières images que j’ai choisie pour conclure mon billet sont évocatrices: une jeune fille ensommeillée au pied d’un arbre vénérable, rêvant à de douces choses. Elle me semble paisible, calme et heureuse, et son existence semble être en harmonie avec son environnement. Ce dessin m’évoque la paix, la douceur, l’innocence et l’imaginaire. Il me semble que c’est justement une célébration à la vie.

    De même, dans le dernier tableau, tout en jaune de ce portrait de femme: pour moi, elle représente une femme charismatique, sûre d’elle, déployant son énergie vitale, tel un soleil, arrosant de son aura, les graines de la vie, engendrant et faisant grandir à son tour, des fleurs délicates et parfumées… Je suis assez d’accord avec le commentaire qui a été fait par “un carnet sans pages”: qui décrivait en elle un sentiment “d’extase” et “d’ascension”. Cette femme observe le ciel, et esquisse un sourire calme et protecteur. N’est-ce pas une autre façon de célébrer la vie?

    Pour finir pour le tableau “La Mère” (un de mes tableaux favoris): elle tient dans ses bras son enfants et le serre fort contre elle. Je ne peux m’empêcher de m’imaginer cette sensation de serrer contre soi la chair de sa chair (que je n’ai pas encore eu la chance de vivre, mais ayant un fort instinct maternel, je pense pouvoir me mettre à sa place…) Cela doit être un sentiment troublant que de le vivre, cet instant. Et il n’y a rien de plus simple et de beau que l’amour que porte une mère à son enfant.

    J’aime ce tableau justement parce qu’au delà des apparences, qui semblent montrer un profil de femme austère, habillée d’une robe sombre, nous pouvons y voir autre chose.
    Au final, le symbole est d’autant plus beau que cette image ait été peinte par un homme!…
    J’ai personnellement été très touchée par cette oeuvre. Je ne peux m’empêcher d’être tiraillée par toutes sortes de sentiments variés et contradictoires, qui me prouvent justement, que nous ne sommes pas des êtres mono-sensitifs.

    J’aimerais très sincèrement pouvoir affirmer aussi aisément que toi: “pour moi la vie n’est pas sombre”. Alors certes, elle n’est pas sombre en son essence, mais là où la lumière rend visible les souffrances, la désespérance, les injustices, la destruction, la monstruosité, la cruauté, de notre humanité, je ne peux m’empêcher de me tourner vers ma bibliothèque, de serrer contre moi un ouvrage de Rousseau (que j’aime tant) et de lancer à son fantôme, cette interrogation qui reste sans réponse ” Oh mon cher Rousseau, pourquoi les Hommes ne peuvent-ils pas agir comme tu aurais tellement aimé qu’ils agissent?”

    Je ne peux me mentir à moi-même et me dire que la vie est simplement “joyeuse”. J’aurai aimé, vraiment, mais l’humanité semble être beaucoup plus compliquée que cela.

    Aujourd’hui même, je regardais l’extrait d’un reportage sur la production de notre chaîne alimentaire, la façon dont nous autres êtres humains traitons les bêtes, non pas par nécessité vitale, mais pour répondre aux demandes des lois du marché, qui finissent inlassablement par être gâché: des animaux enfermés, terrorisés, que nous faisons souffrir sans même avoir une seule once d’humilité ni de honte. Toutes ses vies gâchées me rendent plus triste que de voir certaines vérités dépeinte par des artistes.

    L’histoire nous prouve aussi chaque instant, que les erreurs, nous les répétons sans cesses, engendrant massacres, tortures, asservissements. Encore et toujours…

    Alors face à ces réalités, aussi présente que le bonheur, la joie et la vie (je n’en doute pas un seul instant!); je ne pense pas qu’Anaël ait une vision particulièrement sombre.
    Au contraire, elle est empreinte d’empathie, de volonté de comprendre l’autre et de communier à travers son âme.

    Alors après, peut-être a t-il été contradictoire, n’ayant pas forcément trouvé les mots adéquats, peut-être aussi, n’a t-il pas réussi à s’exprimer de façon assez claire pour toi,
    mais alors, je te demanderai d’y songer encore un peu, de réfléchir avant de juger TOUT SON TRAVAIL, comme étant quelque chose de triste.

    Bien à toi.

  18. Mouais, j’ai beau reconsidérer mon avis, l’ensemble reste très triste. Je t’avoue aussi que mes cours d’histoire de l’art sont loin et surtout que j’ai toujours eu du mal à décrypter de la même façon que mes professeurs une oeuvre quelle soit littéraire, picturale ou plastique.

    Je te cite les titres des images que tu as d’Anaël sur ton blog:
    -”Souvenir”, je trouve qu’elle est bien triste cette femme. Soit ses souvenirs ne sont pas joyeux soit ils le sont mais sa vie actuelle l’est moins.
    -”rédemption”=Rachat. Ça veut tout dire.
    -”une dernière fois”: que j’interprète de cette manière (en ayant vu les autres compositions sur son blog(http://troublanc.wordpress.com/) qu’il intitule « histoire d’une derniere nuit »):tristesse, tristesse, tristesse !!! Mort et pleurs…C’est ce que j’y vois.
    -”le repos éternel”=mort.
    -je ne te parle même pas de l’exorcisme”
    etc…

    Soit je ne pousse pas très loin ma réflexion soit je n’ai pas la même conception que tous ici du mot triste. Même le tableau intitulé “La mère” me renvoie à tous les synonyme de tristesse. Est-elle peinée ? Elle n’est pas très joyeuse en tout cas. Technique, trait, couleur…tout m’accable ici plus qu’autre chose. Si je devais représenter la mère, ce ne serait pas d’abord par cette triste compassion qu’elle dégage dans le tableau d’Anaël mais plutôt par une illustration de son amour radieux.

    Je tiens à te rassurer. Ma vie n’est pas pleine de Bisounours ou d’épisode joyeux de Maple Town monogatari. Je n’ai plus 10 ans. Au quotidien, je suis même très pragmatique. La vie est ce qu’elle est. A qui la faute ? Mais je suis une personne très optimiste… trop ? J’aime rêver. Je crois en l’humanité. Je ne vais pas entrer dans un débats philosophique avec toi mais pour moi aussi l’homme est bon par nature. ;) C’est la société qui le rends mauvais. Il ne devrait pas y avoir toutes les souffrances que tu cites. Pourquoi faudrait-il qu’il y ait la guerre pour avoir la paix ? Pourquoi faudrait-il qu’il y ait l’indifférence pour avoir l’amour ?

    Non, je préfère largement, les couleurs de l’affiche façon super Parodius qu’il y’a sur son site. Elle ne le représente pas au vu de la majorité de ses tableaux. C’est dommage, de penser de cette manière.

    Pour comparer: Je suis graphiste. Comme lui ou comme toi, je dessine depuis toujours. Je n’aime pas utiliser les couleurs trop fades. Je préfère dessiner une petite fille courant dans les champs fleuries sous un soleil rayonnant chasser les derniers nuages gris plutôt que d’exposer la peine qu’il y aurais en moi. Si c’est ainsi sa façon d’exprimer ce qu’il ressent, et c’est comme ça que moi je le perçoit, je suis chagriné pour lui. La part de lui qu’il dévoile est pour moi très sombre. Il y a eu de pénible épisodes dans sa vie surement mais pourquoi ne pas prendre tout ceci comme il le dit parfois ?
    Une mort …pour une nouvelle vie.

    Je n’ai rien contre lui tu aura compris mais je trouve qu’il (impersonnel) est désolant d’exprimer ce genre de sentiments. C’est pour cela que je te dis que je n’aime pas ses tableaux. Chacun sa façon de voir la vie.

  19. Aizen

    @SoKeA: En tout cas, quel que soit ton choix de vie et tes goûts personnels, mes écureuils volants t’accueillent chaleureusement par ici.
    Tu es bien évidemment le bienvenu pour venir débattre de tout et de rien, autant que tu le voudras.
    Faut dire qu’avec toi, ça devient un sport que d’argumenter!… ^^
    J’ai rarement le plaisir de discuter aussi ouvertement d’un sujet, avec quelqu’un qui “n’apprécie pas” la thématique.
    Au moins, tout cela ne t’aura pas laissé indifférent. Je découvre aussi ta façon de percevoir les choses, et ta sensibilité.
    Me concernant, tu as certainement dû le remarquer un petit peu, mais j’aime énormément de choses variées, et qui peuvent aller d’un extrême à l’autre!…et certaines de mes références te feraient certainement suer à grosses gouttes (+ des corbeau dans le dos),
    notamment au niveau de mes goûts cinématographiques ou littéraire…et pourtant, je suis si “squirrelique” comme fille!
    hahaha! Je n’ai pas d’explication ni de mode d’emploi! XD

  20. C’est juste qu’en fait, j’aime bien critiquer. Tu remarqueras que je ne commentes que lorsque je suis contre. Et aussi je n’ai pas fini ma leçon de vie. Alors commandement numéro 24…et j’aime bien t’embêter: comme je dis souvent. Qui aime bien, “chaRie” bien.
    Ce n’est pas que je déteste les thématiques que tu choisis parfois mais comme tous les commentaires sont positifs, je me dois de balancer quelques grains de sable. Mais oui, quoi ? La vie n’est pas rose !
    Je viens de démonter tout mon argumentaire ?

    Non, j’étais sérieux. Il y’a comme je l’ai dit le dessin coloré qui contre-balance la tristesse de la quasi-totalité de son travail et c’est qu’il y a un peu d’espoir. A lui de me contredire si son travail n’est pas que tristesse. Si ça se trouve c’est sa période triste et demain, il n’y aura que des lapins roses.

    Je découvre tes goûts et préférences petit à petit et c’est très bien de s’intéresser à tout et son contraire. Je suis sur que t’es une fille très sympathique malgré tout…ah ah !

    PS: je ne suis pas aveugle, j’ai beau chercher mais comment fait-on pour suivre un commentaire sur ton blog. On a pas droit à un envoi de noisette sur la tête pour nous avertir d’une réponse ?

  21. Aizen

    @SoKeA: Ouééé je sais, je suis comme toi, j’optimise petit à petit mon blog…ça fait un moment que je pense à percuter mes lecteurs de noisettes dès qu’un nouveau commentaire est posté…
    mais j’ai tendance à les regarder planer, ou à avoir le nez dans d’autres cambouis!
    Mais j’avoue, il faut vraiment que je mette ça en place. C’est gentil de me le signaler. Et puis j’oubliai…probablement la réponse à toutes tes questions c’est…42!

  22. La grande question sur la vie ! Ah,ah, enfin ! une bonne référence…;)

  23. Aizen

    @SoKeA: Pffff!!!!!!!!!!!! XDDDD *** coup de massue de 100 tonnes ***

  24. Mais ce n’est pas une réponse absolue puisqu’elle amène à d’autre questions…

  25. Aizen

    @SoKeA: ce qui fait qu’on va joyeusement attendre…le 3 mars!!!! :wink:

  26. Rendez-vous le 3 mars alors…

  27. @Sokea:
    Tout d’abord merci pour cette critique, que j’ai particulièrement apprécié.
    Tu n’as pas a t’excuser de ce que tu penses ou non de mon travail.
    pour faire simple, je n’utilise pas l’expression picturale pour plaire ou déplaire au spectateur, tout comme je ne recherche pas a faire du beau.
    le seule but recherché, est d’éveiller une réaction chez les autre.
    Cela peut être agréable ou désagréable.
    C’est un peu comme au cinema, certaine personnes aimeront voir des films d’amour et d’autre prefereront les films d’horreurs.
    Mais dans les deux cas ce que le spectateur recherche, c’est d’éprouver une ou des émotions a travers l’œuvre, autrement dit la manière dont l’artiste interprète le thème abordé.

    Et je dois dire que ta réaction est l’une de celle que je préfère, car ce que tu n’aime pas voir et peut être une mise en évidence d’une par de toi même que tu n’aime pas, ou n’accepte pas.

    je peux parfaitement comprendre que l’on ne puisse pas apprécier ma manière d’aborder la vie et la mort.
    Et je n’ai pas la prétention de connaitre la vérité sur les questions existentielles de l’homme, ou le monde dans lequel nous vivons.
    Mais pour moi la mort n’est ni belle ni laide, tout comme la vie.
    C’est ce que l’on éprouve qui donne une importance ou un sens a tout cela.

    Autrement dit je ne fait que mettre en évidence ma dualité.

    Alors oui il y a beaucoup de tristesse, de nostalgie, de mélancolie dans mon travail.
    Mais peut être que cela t’éclairera.
    Ces encres ou peinture sont justement la mort de certaine de mes émotions.
    Et cela pourra peut être te rassurer, mais ma vie n’est pas faite de cutter rouillé et de musique dépressive.

    J’aime la vie, et la célèbre à chaque instant, du mieux que je peux dans mes mots et mes actes.

    @Aizen:

    Tu as su exprimer avec des mots justes, le fond de ma pensée, et tu me connais presque autant que moi même.

    Ps: l’illustration avec les personnages de parodius et itadaki street 2, était un délire à une période où je voulais me remettre au graff.
    mais c’est anecdotique.
    Je prends du plaisir a faire ce genre de chose seulement sur le plan technique.
    Apres cela ne provoque rien en moi, c’est pour moi aussi utile que de jouer a un jeux video.
    c’est divertissant mais ca ne m’apporte rien…

  28. @Anael
    Peut-être que tu ne joue pas aux bons jeux vidéo ou que tu ne t’impliques pas assez…

    En ce qui concerne le thème abordé…On a pas du tout la même façon de penser, c’est certain. Ce qui ne veux pas dire que je ne peux pas te comprendre ou qu’on ne pourrais pas s’entendre mais pour moi: Toute mort est laide et la vie est belle malgré tout !
    Mais qu’une personne comme moi n’aime pas le thème de tes travaux n’est pas le plus important. Et je te souhaites vraiment courage pour la suite et, pourquoi pas, de réussir à convaincre Yoshitaka Amano de te prendre pour élève. Peace out !

  29. Aizen

    @Anaël: Je te connais très bien…mais de là à te connaitre autant que toi même…je ne saurai m’avancer! Mais merci de la confiance que tu me témoignes. Disons que j’aime énormément ce que tu fais, donc je n’ai aucun mal à défendre ton parti.

    @SoKeA: J’avoue que je ne suis absolument pas gameuse non plus, et je parviens absolument pas à m’impliquer dans un jeu vidéo. D’ailleurs, je ne joue volontiers, qu’à des jeux qui ne m’en demande pas trop. Du coup, je n’aime pas les MMORPG, dans lesquels j’ai surtout l’impression de perdre mon temps, de l’énergie. Mais j’ai beaucoup d’amis friand de meuporgs donc, je suis tolérante, dirons-nous. Je leur laisse le soin d’aller se faire des LAN entre eux, pendant que je profite amplement IRL. Après, un FPS…avec des zombies, ça défoule. Pourquoi pas. Mais bon! C’est pas très joyeux non plus hein. hahaha…( je vais enfoncer encore plus le clou en plus: j’adore les films d’horreur)
    Bref, où en étions-nous? Ah oui: la mort!
    Là encore, si je réfléchis au processus, je trouve parfois une délivrance dans la mort qui n’est pas QUE LAIDE. Je pense à certaines personnes qui n’en peuvent plus de souffrir (ex: maladies), et pour lesquelles celle ci est un soulagement. Parfois, elle peut aussi être dignité.
    Je pense que j’ai une philosophie particulière sur ce sujet. Dans le Japon d’autrefois, les samurais avaient un code d’honneur qui les menaient parfois à la mort. Ils la choisissaient, pour l’honneur. Je suis une fidèle lectrice de Mishima.
    Pouvoir choisir son “dernier” instant, n’est pas donné à tout le monde. Cela n’a rien à voir avec de la faiblesse.
    Ce qui me rend curieuse, c’est pourquoi tu ne l’accepte pas. Tu vois, moi par exemple, le tableau “exorcisme” je le vois comme un esprit, une sorte de Djinn. C’est surnaturel. Du coup, je ne l’associe pas forcément comme toi à la mort.
    On dirait que tu la vois partout…( tu as été traumatisé par “the eye” ou quoi? ^^ )

  30. Faudrait penser à dormir de temps en temps !

    jeux vidéo émotionnellement addictif = morpeug ? pourquoi pas. Mais non, je pensais à des jeux avec scénario: bioshock, dead space ou heavy rain…

    On peux en débattre ad-eternam jusqu’à notre propre mort mais ce que je n’aime pas dans la mort par exemple ? C’est d’abandonner les gens qui vous entourent… Mourir dans “l’honneur” comme un samurai ? très peu pour moi, je préfère prendre sur moi, être ridiculisé et tout ce que tu veux mais rester et protéger ceux que j’aime. Entre autre….

  31. Aizen

    @SoKeA: “protéger ceux que j’aime”…huuuum…tu es romantique à ta manière, dis moi! ^^
    Enfin, je comprends aussi ton point de vu, bien évidemment! Tu sais, notre heure n’a pas encore sonné non plus, je te rassure.
    Il n’y a pas d’absolu dans la “façon de…”: tout ce que nous savons c’est qu’un jour nous devrons partir. Et comme je te l’ai dit plus bas, je préfère abandonner ceux que j’aime plutôt que de devoir perdre ma dignité (dans la maladie par exemple),
    et obliger justement ceux que j’aime à devoir supporter l’insupportable éternellement. Savoir partir, aussi, pour laisser la place aux prochaines générations…calmement, sereinement, s’en aller: la vie continue.
    En même temps, j’ai une vision et une philosophie très shintô bouddhiste de la vie. Pour moi il y a aussi l’existence de mon âme…immortelle parcelle d’énergie, recyclable au sein de l’univers et présente en moi même…
    C’est ce qui fait peut-être qu’il est plus facile pour moi d’accepter cette thématique.

  32. J’ai la même éducation bouddhiste que toi mais le problème est que je suis un vampire alors je ne peux trépasser même avec une gousse d’ail sous le nez et sur ce l’immortel va se coucher.

  33. SoKeA:

    ca serait avec plaisir que l’on puisse se rencontrer et passer une soirée à discuter et partager peut être quelques parties sur un console ou en réseau ^^

    et je partage ton point de vue, nous pouvons voir la vie et ses mystères de manière différente tout en s’enrichissant mutuellement.

    merci pour tes encouragements et peut être a bientôt sur le web ou IRL ^^

  34. Impressionnant coup de pinceau… j’aime beaucoup !

  35. Aizen

    @Une Bâtarde: Merci pour l’artiste. Il est très doué, en effet. Heureuse de partager avec toi sa sensibilité. ^^

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