1 May

2011

Lovely bloodflow – l’âme du samuraï

lovely bloodflow baths mononoke
 

Dernièrement, j’ai été très inspirée par le clip de Baths – Lovely Bloodflow. Les énigmatiques images m’ont fait repenser à de nombreux concepts issus de la culture japonaise: la philosophie des Samurais, le bushidô (la voie du guerrier), au lien entretenu entre shintô et bouddhisme…

 

Le clip – Lovely bloodflow

 
J’ai été très agréablement surprise par la qualité de ce clip, réalisé avec talent par Alex Takacs et Joe Nanki du studio de production Young Repliquant (Los Angeles). Le choix du thème, du décors, de la mise en scène des personnages principaux, la prise de vue, la post production, sont autant de choses talentueusement traitées ici. Je dois avouer que j’ai beaucoup apprécié le caractère épuré de la vidéo, pour mettre l’essentiel en valeur: le symbolisme vie / mort. Les réalisateurs se sont d’ailleurs beaucoup inspiré du film Mononoke Hime, chef d’oeuvre de Hayao Miyazaki.
 

lovely bloodflow baths eye
 

La mort du samuraï

La mort est-elle toujours “une fin absurde d’une vie dénuée de sens?”

Cela va vous paraître sûrement évident, mais lorsque nous parlons de la mort, nous évoquons un concept qui est inconnu de tous les êtres vivants. Qu’est ce que la mort, si elle n’est autre que l’expérience de celle ci?

La mort accompagne tous les êtres vivants, mais elle est aussi unique et propre à chacun.

Pour moi, elle se divise en deux conceptions: ce qui est mort n’a plus de corps physique, la mort est le départ de la conscience humaine, nous coupant de toute possibilité de communiquer avec les vivants, elle est séparation avec le monde matériel, un départ sans retour possible. Certains parlent même d’anéantissement.

Mais il y a une deuxième conception: cette voie spirituelle est aussi celle du samurai: la mort n’est en aucun cas anéantissement, elle est une amie acceptée, la part d’ombre respectée, comme on accepte de recevoir généreusement en notre humanité le grand TOUT et sa propre vie en ce monde. La mort n’est pas la fin de tout, mais la fin d’un soi éphémère. Les samurais considèrent qu’un lien cosmique établi entre l’âme énergétique des êtres est immuable, et transcende la mort. Ils deviennent alors eux même essence de la nature.

La mort est alors un voyage, une réconciliation, la réunification de soi et du monde.
 

lovely bloodflow baths samurai
 

“Tous préfèrent la vie à la mort et si nous nous raisonnons,
ou si nous faisons des projets, nous choisirons la route de la vie.
Mais si tu manques le but et si tu restes en vie, en réalité tu seras un couard.
Ceci est une considération importante.
Si tu meurs sans atteindre un objectif,
ta mort pourra être la mort d’un chien, la mort de la folie,
mais il n’y aura aucune tache sur ton honneur.
Dans le Bushido , l’honneur vient en premier.
Par conséquent, que l’idée de la mort soit imprimée dans ton esprit
chaque matin et chaque soir.
Quand ta détermination de mourir en quelque moment que ce soit
aura trouvé une demeure stable dans ton âme,
tu auras atteint le sommet de l’instruction du Bushido.
Le vrai courage consiste à vivre quand il est juste de vivre,  à mourir quand il est juste de mourir.”

 

Jocho Yamamoto (1659-1719), Hagakure, Le livre secret des Samourai

   

Est ce la mort que nous redoutons? Ou est-ce plutôt la souffrance précédant celle-ci? L’intolérable, elle aussi, a une fin. Le samuraï le sait, et en se préparant chaque jour autant à la vie qu’à la mort, en se débarrassant de toute peur, il peut choisir de mourir dans l’action, s’il la considère comme juste, pour faire honneur à sa vie.
 

“Tout n’est que rêve.
J’ai laissé derrière moi ciel et terre
Debout dans le crépuscule du matin,
Libre de tous les nuages de l’attachement.”

Uesugi Kenshin (1530-1578)

 

 

lovely bloodflow baths mononoke masque blanc
 

Le Bushidô, la voie du guerrier

Cette philosophie s’adressait à la caste des guerriers, à ceux qui avaient la qualification de gentilhomme, aux samuraïs.

La voie du bushi (guerrier) consiste à respecter tant un code moral, qu’une discipline, un ascétisme physique et psychique. Le Bushi se doit d’être stoïque: ne pas avoir peur du danger ni de la mort, faire preuve de courage, d’honnêteté, de respecter quoi qu’il lui en coûte la parole donnée, la fidélité absolue envers la promesse faites envers son clan, son seigneur, ou ses ancêtres ainsi qu’envers lui-même.
 

lovely bloodflow baths forest
 

Les serments du Samuraï

- Je n’ai pas de parents, je fais des cieux et de la terre mes parents.
- Je n’ai pas de demeure, je fais de « Tan t’ien » (hara = le ventre (en japonais) = le centre de soi) ma demeure.
- Je n’ai pas de pouvoir divin, je fais de mon honnêteté mon pouvoir divin.
- Je n’ai pas de fortune, je fais de ma docilité ma richesse.
- Je n’ai pas de pouvoir magique, je fais de ma personnalité mon pouvoir magique.
- Je n’ai ni vie ni mort, ma vie et ma mort ne font qu’un.
- Je n’ai pas de corps, je fais de mon stoïcisme mon corps.
- Je n’ai pas d’yeux, je fais du flash de l’éclair mes yeux.
- Je n’ai pas d’oreilles, je fais de ma sensibilité mes oreilles.
- Je n’ai pas de membres, je fais de ma promptitude mes membres.
- Je n’ai pas de lois, je fais de mon autodéfense ma loi.
- Je n’ai pas de stratégie, je fais du droit de tuer celui de protéger ma stratégie.
- Je n’ai pas de dessein, je fais de la saisie instinctive de l’opportunité mon dessein.
- Je n’ai fais pas de miracle, je fais du respect de la loi mon miracle.
- Je n’ai pas de principes, je fais de mon adaptation en toutes circonstances mon principe.
- Je n’ai pas de tactique, je fais de la vacuité et de la plénitude ma tactique.
- Je n’ai pas de talents, je fais de mon esprit prêt à réagir mon talent.
- Je n’ai pas d’amis, je fais de mon esprit mon ami.
- Je n’ai pas d’ennemis, je fais de l’imprudence mon ennemi.
- Je n’ai pas d’armure, je fais de ma bienveillance mon armure.
- Je n’ai pas de château, je fais de mon esprit inébranlable mon château.
- Je n’ai pas d’épée, je fais de mon non-être mon épée.
 

lovely bloodflow baths kami
 

La voie  Zen et le  Bushido

Entre bouddhisme et shintô, il y a 15 siècle de cohabitation pacifique. Les deux philosophies / religions, ainsi que le bushidô et ses codes martiaux,  se sont donc mutuellement influencés avec beaucoup d’harmonie.

7 principes essentiels respectés par les samuraïs, ainsi que par les pratiquants shintô-bouddhistes peuvent être énumérés :

- Gi : la juste décision dans l’équanimité, la juste attitude, la vérité. Quand nous devons mourir, nous mourons. Rectitude ;
-Yu : la bravoure teintée d’héroïsme ;
-Jin : l’amour universel, la bienveillance envers le genre humain, la compassion ;
-Rei : l’action juste (une qualité essentielle), la courtoisie ;
-Makoto : la pleine sincérité, la spontanéité ;
-Meiyo : l’honneur et la gloire ;
-Chugo : dévotion, loyauté et docilité ;
 

Ainsi, la force physique ou l’intelligence ne suffit pas pour être un samuraï de valeur. Celui ci se doit de contempler son environnement et d’apprendre à apprécier la poésie, se cultiver, et de connaître les règles de la cérémonie du thé.
 
“Oser vivre quand la vie est plus pénible que la
mort, apprendre à ne point se plaindre, malgré les gémissements de l’âme et les souffrances du corps,
voilà l’ascèse de celui qui suit le Bushidô.
Le vrai courage consiste donc à vivre quand il est juste de vivre, et à mourir quand il est juste de
mourir. Songer à la mort avec la conscience vive de ce qu’exige l’honneur d’un Samouraï, peser
chaque parole avant de la prononcer, se demander avant de répondre si ce que l’on a à dire est vrai.
Manger avec modération, éviter la volupté. Après les tâches quotidiennes, se souvenir du mot Mort, ne
pas faillir de le mettre en son cœur.”

Extrait de Yume, essai de Vincent Paul Toccoli (très bon ouvrage de recherche pour comprendre les valeurs ancestrales et fondamentales du Japon)
 
 

Le Bouddhisme et le Bushidô

5 éléments principaux du bouddhisme ont influencé le bushidô et sont devenus des piliers des valeurs martiales japonaises:

- Pacification des émotions ;
- Confiance tranquille dans l’inévitable ;
- Contrôle total dans tous les évènements ;
- Intime exploration de la mort plutôt que de la vie ;
- Pure pauvreté. (Il ne s’appartient pas lui-même = oubli de soi).
 

lovely bloodflow baths samurai soul
 

L’animisme

L’âme de cet homme, son essence éthérique, ou encore son énergie vitale, le quitte pour rejoindre l’Univers. L’âme ayant quitté le corps n’a plus de “conscience de soi”, mais porte l’empreinte inconsciente de toutes les vies ayant été habitées par le passé et celle qui le seront encore et encore.

“Le seul véritable voyage, le seul bain de Jouvence,
ce ne serait pas d’aller vers de nouveaux paysages,
mais d’avoir d’autres yeux,
de voir l’univers avec les yeux d’un autre, de cent autres,
de voir les cent univers que chacun d’eux voit, que chacun d’eux est.”

Marcel Proust

 

L’énergie ainsi libérée du corps, se recycle, se fondant de nouveau dans la nature.
Avons nous besoin de croire en l’invisible pour que celui-ci puisse se mouvoir ou que nous puissions le ressentir?

“Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme”

Antoine Laurent de Lavoisier

 

Peu importe de quel côté vous vous placez au fond, peu importe vos convictions personnelles.
Le pire ennemi de la conscience, est le même pour les vivants comme pour les défunts: l’oubli.
Oubliez vos semblables, vous serez vous même oublié à votre tour, comme si vous n’aviez jamais existé.
 

lovely bloodflow baths underwater
 

Conclusion: la mort, le présent et après…

La mort n’est qu’une “limite de soi” qui nous permet justement de prendre conscience de l’immuable, de la valeur du temps qui nous est attribué et de sa juste utilisation, pour l’accomplissement de notre volonté. En avoir conscience est aussi un gage de loyauté envers les vivants, du soin et de l’attention que nous devons apporter à ceux qui nous sont chers.
 

“C’est dans l’éternité que, dès à présent, il faut vivre. Et c’est dès à présent qu’il faut vivre dans l’éternité. Qu’importe la vie éternelle, sans la conscience à chaque instant de cette durée.”

André Gide

 
 

lovely bloodflow baths soul
 

Quand je vois ces images, je ne vois aucune peur, mais de l’apaisement. Et en cela je félicite les artistes d’avoir choisi de montrer la beauté dans l’instant du dernier soupir.

Je vous laisse avec les images éthérées du clip.

 

 

Et si votre âme pouvait trouver fin comme celle du samuraï, aspirée par un mononoke?

 

Vocabulaire japonais du jour

La mort: Shi
La vie d’un être: Inochi
La vie (notion globale): Sei
L’âme: Tamashii
Le guerrier: Samuraï / Bushi
L’honneur: Giri
La compassion: Aware
La compassion envers toute chose: Mono no aware

 

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"Lovely bloodflow – l’âme du samuraï"

  1. (soupir de zenitude)…

  2. Magnifique ce clip! le son est top aussi! et ton article tres complet! merci de m’avoir fait decouvrir cet artiste et pour ces belles images!

  3. Bravo choupinette ! ton article est magnifique ! Je vais le conseiller à quelques personnes qui vont beaucoup l’apprécier, je le sens :)

    GOUGOU !

  4. toujours aussi fascinants, bien documentés, bien écrits et éveillant la curiosité tes articles Aizen ! J’adore… Je suis passée en coup de vent à Paris cette semaine mais j’espère bien te voir avant mon décollage pour Tokyo fin mai… keep in touch…

  5. Troublant et même à mes yeux angoissant, mais j’ai un rapport compliqué avec la mort.

    Très jolis mots

  6. Un article très mûr sans être dur sur un aspect de la mort chez ses serviteurs japonais les plus directs, les samouraïs.

    Je l’ai conseillé à une amie commune pour ces quelques lignes : “Oser vivre quand la vie est plus pénible que la mort, apprendre à ne point se plaindre, malgré les gémissements de l’âme et les souffrances du corps.”

    C’est en se montrant fort face à l’adversité qu’on démontre son vrai courage… Mais même les plus forts d’entre nous ont besoin de savoir faire confiance à un tiers lorsque les épreuves paraissent insurmontables.

  7. Encore un très bel article, très profond, documenté et philosophique ! Tout un monde de réflexions que Tu nous offres ainsi…….Merci (Le premier pas dans la vie est un pas vers la mort disaient les grecs)

  8. Si l’on pousse un peu ton raisonnement ……….Le Quantum de l’interpénétration des différents codes (Bushi, Shinto, Bouddhiste et Animiste) amène à un sigle connu : FSA*
    La sublimation de la mort entraine systématiquement la modification de l’amplitude et de la fréquence de l’onde de vie afin d’amener celle ethérée de l’âme en harmonie avec l‘universalité ……. On ne vit d’autant plus intensément que si l’on s’expose face à la mort dans un but uniquement de noblesse cosmique …….. In mode jaguar as shall say Miss true color ……..

    …….. * FSA : Façonner Son Âme ……… Forming (of) Soul Amplitude ……

  9. Punaise, j’ai vraiment appris plein de choses, merci jolie momonguette, j’adore commencer la journée avec la tête un peu plus pleine!

  10. Aizen

    @Fann(c)y: Le silence est d’or.

    @Bwak: Pour ma part, les images m’ont plus marqué que la musique, mais cela reste agréable à écouter. Heureuse que cela t’aies plu.

    @Pulchinette: Avec plaisir, si cela peut apaiser…

    @Myunoyume: Merci, Myu, heureuse de lire un petit message de ta part. Moi aussi j’ai envie de te voir avant ton départ pour Tokyo. On va se planifier tout ça!

    @Gentleman W: Je comprend que tu puisses trouver cela angoissant. Je pense que c’est ce que ressent la majorité des êtres humains. Trouver l’apaisement en toute conscience de cette notion, demande un travail sur soi, des méditations continues sur des années. Pourquoi dis tu “compliqués”? Justement, tout est très simple…

    @Azash: Je sais à qui tu aimerais le faire lire…mais elle n’est pas prête, je pense, pour accepter cela. Car elle a déjà du mal à s’accepter elle même…et lorsque les épreuves nous paraissent insurmontable, il faut apprendre aussi à se débarrasser de ce qui pèse.

    @Nouchka: Merci Nouchka, d’apprécier et de m’encourager. C’est avec plaisir que je partage avec vous tous.

    @Colibri: FSA = Forces Sublimes en Action. Nous sommes déjà exposés en permanence…l’important, c’est la volonté, le libre arbitre, le respect, l’amour universel…comprendre comment nous sommes liés au monde.

    @Tamagochan: La journée commencé par un sujet non moins léger, je suis heureuse que la lecture de l’article ait pu être enrichissante. Gros bisous!

  11. TRES intéressant, merci!

  12. Aizen

    @Amélie: Je t’en prie, tu es la bienvenue.

    @Asash: Tu as mis le doigt sur une partie du texte qui est importante: “Oser vivre quand la vie est plus pénible que la mort, apprendre à ne point se plaindre, malgré les gémissements de l’âme et les souffrances du corps.”
    Beaucoup de gens se plaignent, sans jamais se rendre compte de ce qu’ils ont déjà, et à quel point ils sont déjà “riches” de tout ce qu’ils possèdent matériellement, ou au vu de leur situation, au moment présent.

    L’insatisfaction, la frustration, est directement liée à la souffrance, par le fait que jamais rien ne peut s’accomplir, chez ses individus, puisqu’ils sont en constant mécontentement, de ne pas posséder, ou de peur de perdre, des éléments provenant de choses extérieure à soi. C’est de cela que le samuraï considère qu’il n’a pas de maison, et qu’il fait de son ventre, sa maison. L’essentiel réside en soi, en son âme.

    Pouvoir être maître de son corps, de sa conscience, de sa parole, de sa persévérance et patience, de ses actions est une énorme richesse, qui ne peut nullement s’acheter, et qui ne peut s’acquérir que par un long travail sur soi, par la méditation et l’endurance. C’est en cela qu’il est malvenu de se plaindre. Car gémir revient à accepter d’être impuissant ou esclave, face à une situation négatives pour soi, au lieu d’utiliser cette énergie pour agir.

    Il est plus facile d’être pathétique en cédant à la faiblesse, plutôt que d’affronter les difficultés en serrant les dents. Il n’est cependant pas interdit de se confier: si cela entre dans un processus qui permette de comprendre comment se sortir d’une situation désavantageuse, ou si elle s’inscrit dans une démarche bienfaisante envers autrui (amour universel).

    Un samuraï est toujours prêt à mourir. Mais cela ne signifie pas qu’il va gaspiller sa vie en se donnant la mort n’importe comment.

    J’ai de plus, introduit le thème de la mort, car de nos jours et dans nos sociétés occidentales, nous vivons en reniant celle ci en permanence: nous vivons au jour le jour, en pensant pouvoir obtenir en partie une forme de jeunesse éternelle, qui n’est qu’apparente, les gens sont de moins en moins confronté à la mort en soi, qui est une chose naturelle, et qui devrait être respectée des vivants, plutôt que d’engendrer crainte ou dégoût. Je me dis que nos sociétés sont très loin des principes du Bushidô, lorsque je vois toutes ses personnes agées, qui se retrouvent seules, ou en maison de retraite, et qui n’ont jamais de visite de la part de leur famille.

    Nos ancêtres sont nos racines, leurs enfants sont le tronc et les branches, les petits enfants les feuilles, et la génération à venir sont les fleurs de l’arbre.
    Les maltraiter, les oublier, ou ne pas faire preuve de dévouement à leur égard, en revient à accepter, l’immensité d’une solitude individualiste: la déchéance attend ceux qui agissent de la sorte. Ceux qui se considèrent individualiste, et sont persuadés de ne rien devoir à personne, oublient à quel point la nature elle-même fonctionne en interdépendance, au sein même de la diversité, et de l’importance des rôles occupés par toute la chaînes des espèces.

  13. Oh ça transporte ce clip ! Bien loin de la vision occidentale de la mort . D’un autre point de vue (ici très héroïque je trouve), la mort n’est pas une fin en soi, juste le commencement d’une entité.

    Ce n’est que lorsque la mort frappe à la porte, malgré les croyances d’un au-delà, que la tristesse liée à la perte ronge au plus profond de soi parce que perçu justement comme une fatalité…D’ailleurs on préférerait mourir plutôt que de perdre un être cher. Peut être parce que la mort étant perçu comme une fin, on préfère tout quitter, plutôt que de vivre et de ne jamais revoir un proche…

  14. PS: Le Samouraï, le mâle par excellence… (dslée, j’ai pas pu m’en empêcher)

  15. Aizen

    @Bebarock: Oui, la mort du samuraï est teintée d’héroïsme. C’est pour cela que, tu as eu raison de dire que c’est le mâle par excellence…hihi. En fait, un proverbe japonais dit un peu la même chose:
    “La fleur des fleurs est le bourgeon de la fleur du cerisier, le Samouraï est l’homme parmi les hommes.”

    Ne plus revoir physiquement quelqu’un qu’on a aimé est triste. Mais il ne faut pas l’être, parce que son énergie se recycle dans l’univers. Le lien et l’amour que l’on a eu envers quelqu’un ne s’efface pas. Après la mort, elle subsiste toujours.
    La seule façon de tuer quelqu’un, est de l’oublier. Un lien fait d’amour universel est sacré: il est indestructible, même au delà de la mort…c’est alors qu’il faut vivre, car il est juste de vivre, malgré la douleur, pour honorer les souvenirs d’un être que l’on a aimé.

  16. ………. Je n’ai pas de fortune, je fais de ma docilité ma richesse. …….

    ………… Aurais tu pu être samouraï, toi, Aizen ? ………….

  17. Aizen

    @Colibri: Mes ancêtres l’ont été, avant de se reconvertir. On m’as alors appris à respecter certains codes. Mais “je n’ai pas de sabre, je fais de mon non-être, mon sabre”.

  18. …… crois tu que c’est en ce sens que je t’ai posé cette question ? …….

  19. Aizen

    @Colibri: Je ne suis pas docile, pas avec grand monde. Avec l’univers, un peu plus. Aurai-je pu être samuraï? A ton avis?

  20. La docilité est elle le gage du libre choix ? …… Permet ‘elle de n’être jamais mercenaire ? Je ne crois pas, par contre je sais que tu ne sera jamais mercenaire, et c’est ce qui compte !
    Quand la mort d’autrui survient, suivant le métier, et la mission qui t’est confiée, cela s’avère être reconnu, soit comme une réussite, soit comme une erreur, dans ces cas il n’y a jamais de juste milieu. Il ne peut y en avoir ……. Entre le combattant, et le soignant, entre l’arme, et le bistouri, la reconnaissance pour une vie, est totalement opposée, et pourtant ? ……. Nul ne peut reculer ni recommencer ……. Il n’existe souvent qu’un seul choix qu’une seule option : agir pleinement en connaissance de cause, sans demi mesures ……. En aucuns cas on ne peut ‘être docile, malgré toute l’expérience, et la pratique que l’on peut avoir …… La mort surprend toujours, d’autant plus fortement qu’elle est violente.

  21. Aizen

    @Colibri: Un samuraï n’est pas un mercenaire. Alors ta question est biaisée. La mort ne surprend pas celui qui, toute sa vie, l’a attendu, s’y est préparé. Il sait au moment où cela se passe, qu’il va mourir. Mais il n’est pas surpris.

    “La Voie du Samouraï se trouve dans la mort.
    En face de la mort, il n’y pas plus qu’elle à choisir…
    S’il veut être prêt à mourir, un Samouraï doit se considérer comme déjà mort.
    La voie du Samouraï est la passion de la mort.
    Il faut développer la passion de la mort.
    Ce dont chacun a besoin c’est la passion de la mort.
    Tout le reste découlera naturellement de cette passion…
    L’absolue loyauté vis à vis de la mort doit être mise en œuvre tous les jours.
    On doit aborder chaque aube en méditant tranquillement,
    en pensant à sa dernière heure et en imaginant les différentes manières de mourir :
    - tué par une flèche, par un boulet, tranché par le sabre, submergé par les flots,
    - sautant dans un incendie, foudroyé par l’éclair, écrasé dans un tremblement de terre,
    - tombant d’une falaise, victime d’un malaise ou de mort soudaine.
    On doit commencer sa journée en pensant à la mort.”

    Jocho Yamamoto (1659-1719), Hagakure, Le livre secret des Samourai

    …et tout cela avec le sourire zen, s’il vous plait.

  22. …… OH le Lacrima blues qu’elle te mets !!! …… Wahou …. Il y a des moments où tu es vachement encourageante !!! …….. Connais tu une école qui pratique le stoïcisme épicurien que je m’y inscrive de suite avant la déprime ? ……….

  23. Aizen

    @Colibri: Pourquoi la déprime? Justement, elle n’existe pas chez le samuraï, car il sait faire le vide, et ne pas se polluer par les souffrances inutiles. Si j’avais pu être quelqu’un d’autre dans une vie antérieure, j’aurai sûrement été geisha, pour réconforter le samuraï, par un chant ou une danse. “Une geisha doit pouvoir s’incarner dans n’importe quel type de fleurs”…alors face à un samuraï, symbolisé par le cerisier, je danse, je chante, ou je prie les Kamis.

  24. …… Justement…… déprimer c’est faire le vide…… et le samuraï ne le fait pas qu’en lui mais également autour de lui …… Pourquoi ne pas profiter des 120 ans que nous donne notre physiologie, si nous ne connaissons pas d’avaries …. Il sera grand temps alors de peut’être penser à libérer notre âme, ne crois tu pas …… De plus sachant que l’ espérance de vie augmente, il risque même d’y avoir du rab !!! …… Te rends tu compte du temps qu’il te reste pour méditer ….. et profiter de la non-mort aux pieds des cerisiers ……….

  25. Aizen

    @Colibri: non…déprimer, c’est ressasser. Déprimer, c’est souffrir. Faire le vide, c’est être soi même, dans la plénitude et le calme serein, dans son corps comme dans son esprit. Je n’ai que faire de l’espérance de vie…je ne veux pas d’une vie éternelle. Je veux juste accomplir ce que je dois accomplir. Mais chaque saison, je contemplerai les fleurs de cerisiers: délicates, parfumées, éphémères. Si je pouvais choisir, je mourrai, papillon, perdu dans une tempête de sakura.

  26. Cela signifie que le monde entier, nous-mêmes, sommes originellement en paix. Pratiquer la méditation, c’est réaliser et vivre cette paix.

    ……….. Originellement, je suis venu sur cette terre
    Pour transmettre l’enseignement et sauver les égarés.
    Une fleur s’ouvre en cinq pétales,
    Et le fruit mûrit naturellement. …………….
    Selon Daruma ………

    Il ne reste donc qu’à fondre ……. Selon la chaleur émise par l’âme en méditation ……… Mais qu’est ce donc que ce temps imparti ???

  27. Aizen

    @Colibri: Pour sauver les égarés, il faudrait déjà ne pas être égaré soi-même. Personnellement, je n’ai pas du tout cette vocation. Je le ferai si je considère que c’est nécessaire, et si vraiment quelqu’un appelle à l’aide. Si chaque individu sur cette terre priait pour la paix en ce monde, il n’y aurait plus de violence.
    Malheureusement, ce n’est pas le cas. La loi du talion, c’est encore elle, qui prime. Le temps imparti, c’est une forme d’équilibre, de garde fou.

  28. La mort est-elle toujours “une fin absurde d’une vie dénuée de sens?” Moi je dis que la vie à le sens qu’on lui donne, un don éphémère, dont on se doit de profiter un maximum, les embuches et la souffrance forgent, les joies et bonheurs de la vie enivrent.

    Lors de la veillée d’un proche je me suis plongé dans une intense réfléxion sur sur ce que représente la mort, sur ce qu’est concrètement la mort pour les vivants et sur la difficulté de la réaction face à la mort. (oui pendant que les autres pleurent, moi je me demande qui de l’oeuf ou de la poule…)

    Au début je m’en voulais de ne ressentir qu’une légère tristesse, mais j’ai fini par me poser les bonnes questions et surtout à y trouver mes réponses. Pour moi ce n’était pas la personne que je connaissais, juste son receptacle, de la matière innerte, dure et froide comme le marbre. Son visage dénué d’expression, je ne le reconnaissais pas, même une pierre lui aurai plus ressemblé.

    Alors je me suis dit, vu que son corps ne fonctionne plus, son âme a dû emprunter un autre chemin pour continuer le voyage. Finalement c’est quand j’ai vu le cercueil s’enfoncer dans le trou que je me suis rendu compte que je ne le reverrais plus jamais et que j’ai réalisé sa mort.

    Alors la vie est elle un prélude à autre chose, ou se suffit-elle à elle même ? la mort n’est elle en fin de compte qu’un point final ou le début de la fête du slip au valhalla ? La réponse après la pub ne zappé pas…

  29. Aizen

    @Nihil: Merci de partager tes pensées ici. Je dois t’avouer que moi non plus, je ne ressens que peu de tristesse quand je vois la mort intervenir sur la vie. Je suis beaucoup plus triste de voir souffrir les êtres de leur vivants. Pour moi la mort n’est pas triste, elle est un élément d’équilibre, un processus de destruction qui contrebalance l’énergie de création. Quand tu me dis que tu n’as pas reconnu ton ami sur son lit de mort, je veux bien te croire…en effet, ce corps n’est plus que le reflet inerte d’un être dans lequel, il ne reste plus une seule once d’énergie vitale; Alors ce corps n’est plus exactement lui même, puisqu’il est dépossédé de son âme, de son esprit…Mais il serait bien heureux que tu puisses le reconnaître dans une pierre, une goutte d’eau, un arc en ciel ou dans une brise printanière… Au fond, il est reparti pour redevenir le TOUT… Bises à toi Nihil! J’ai été très heureuse de te lire. ^^

  30. Mais qu’est-ce qu’un mononoke ? :)

  31. Aizen

    @Zipanu: Un mononoke, c’est un esprit de la nature. ^^

  32. Ok merci, maintenant j’adhère mieux à ta dernière question. ^^
    (Je ne sais pas si c’est la saison des cerisiers ou quoi, mais on écrit pas mal sur ce sujet en ce moment chacun à sa manière.
    Il y a même Ichimei au festival de Cannes, “Mort d’un samouraï”.)

  33. Aizen

    @Zipanu: Je ne savais pas qu’il y avait Ichimei au festival de Cannes…tu m’apprends des choses, et je serai curieuse de le voir dès que j’en aurai un peu plus de temps. La saison des cerisiers, je crois, inspire beaucoup par sa beauté éphémère…

  34. J’ai toujours voulu rédiger un article de ce genre mais mon manque de talent et d’audace m’en a toujours empêché. Je suis tombé sur votre site au hasard de mes clics et j’en suis pas déçu. ^^

    Depuis toujours je pense profondément être très chanceux et toute la misère, détresse, souffrance que je vois me fait me sentir coupable. Tous les jours j’essaye de me rendre compte de la chance que j’ai…

    Tout jeune Kenshi, je compare souvent la mort au “sutemi”. L’oubli de soi dans l’action, projetant toute sa volonté vers l’avant sans espoir de retour. Une sorte de bond vers l’infini…

    En tout cas merci pour ce très bel article ^^

    ????^^

  35. Aizen

    @Tany: Merci beaucoup pour votre gentil mot. Je trouve très intéressant votre comparaison de la mort au “sutemi”…c’est tout à fait ça, c’est “lâcher prise”…
    Cependant vous ne devriez pas vous sentir coupable d’être vous même si vous êtes parfois dans une situation plus favorable que d’autres, dans le sens où, parce que vous avez potentiellement plus de satisfactions et de bonheur, cela signifie aussi que vous pouvez aussi donner plus de vous-même, ou venir en aide à votre prochain.
    Et comme vous ressentez ainsi de la gratitude face à ce que la vie vous apporte, vous devez certainement avoir avancé sur les chemins spirituels adéquats au statut de kenshi. J’espère que vous parviendrez à devenir la meilleure personne pour vous-même. N’hésitez pas à venir partager vos pensées par ici. Je vous accueillerai avec plaisir.

  36. Merci pour votre réponse. J’essaye d’être digne de la voie que j’emprunte. Pour ce qui est de venir en aide à mon prochain j’avoue pouvoir faire mieux qu’actuellement. Enfin j’y travaille. Mais d’abord je dois apaiser mon coeur qui est parfois (trop) empli de colère…

    Je reviendrais par ici aussi souvent que je le peux en tout cas. ^^

    A bientôt!

    P.S : Sinon on peut se tutoyer hein, ça me file un coup de vieux le vous tout ça… ;)

  37. fujin

    j’adore ce clip, j’adore cette vision de la mort. Un détail me trouble un peu, ce clip ressemble étrangement a un rêve que j’ai fait il y a déjà quelque années. Je vous plante la scene: (le décor était plus celui d’un cyber-western) Javais un katana mais j’étais habillé comme un cowboy vagabond(grand cache poussière, chapeau énigmatique et grande clope roulée toute tordue) j’arrive dans un village désert et je m’arette au centre. Une cloche sonne tandis qu’une bourrasque fait virevolter mon grand manteau. Je sors mon katana et a ce moment précis, des dizaines de cyber cowboys sortent des bâtiments, des toits et diverse cachette et me mettent en joue. La cloche sonne deux fois, je ne fais pas un geste, puis soudainement tout le monde me tire dessus. mon torse est pris de convulsions tandis que les balles me transpercent de part en part.Le sang, bien rouge se distingue de tout le reste, qui est en noir et blanc. Ceci dure une bonne minute, puis mon corps tombe lourdement au sol, suivie par une pluie rouge écarlate. la cloche sonne une dernière fois, un large sourire est visible sur mon visage tandis que le vent souffle et que le plan s’élargit sur mon corps baigné de sang. un nuage sort de mon corp est est aspiré par une chose en l’air, a forme vaguement humaine. c’est peut être bête mais je repense souvent a ce rêve, je dessine beaucoup et la nuit j’ai tout les croquis en tete, comme si je devais faire un court métrage. si je pouvais avoir deux ou trois avis ca serai cool, je ne sais pas quoi penser a part que je trouve ce rêve magnifique^^. la est peut être mon problème…

  38. Aizen

    @Tany: Navrée pour cette réponse tardive. Biensûr, on peut se tutoyer. Je comprends parfaitement que tu veuilles t’apaiser face à ta colère. Moi même je suis en proie au même dilemme que toi. Face à ce monde d’aliénation, il est d’une complication parfois insurmontable, que de trouver la quiétude en son fort intérieur. Saches que je te soutiens tout autant dans cette démarche, qui est aussi la mienne.

    @Fujin: Je suis ravie que tu sois parvenu à me trouver dans les méandres du net. ^^
    Ton rêve semble en tout cas extrêmement passionné autant qu’il peut être détaillé. Tu disais un jour vouloir lire le Hagakure, je pense que tu y trouveras énormément d’inspiration. Avoir de l’imagination n’est pas un problème. Il faut juste pouvoir canaliser toutes ces profusions d’images qui interviennent dans ton esprit. Ce sont que des nourritures spirituelles.

  39. fujin

    Merci d’avoir répondu sempai, depuis que je suis sur ton site j’ai l’impression de changer, d’évoluer,ou de me révéler. Tu sais, hier, j’ai longtemps marché dans le froid( en haute Savoie il fait très froid en ce moment^^), alors que la neige glacée poussée par le vent me fouettais le visage, je me suis mis a penser très paisiblement, a méditer. Et j’ai été surpris de trouver ca beau, le fait d’avoir froid ne me gênait plus et la neige glaciale combinée au vent froid me paraissait être un cadeau. au bout d’un certain temps, j’étais presque arrivé chez moi mais j’ai décidé de marreter un moment. je suis resté immobile a contempler le balais du vent sur cette étendue blanche, j’étais dans un état de bien être.La suite peut paraitre stupide, mais alors que je m’apprêtais a repartir, une petite souris est venue vers moi et je l’ai prise dans mes main. elle ne semblait pas s’affoler( j’ai d’ailleurs eu une pensée pour toi et tes petit momos^^). je l’ai reposée au chaud me suis remis en route, quelques instants plus tard un oiseau en train d’essayer de se nourrir fit du bruit a coté de moi, je l’ai longtemps regardé, et au lieu de partir comme le font tous les oiseaux, il a sautillé vers moi et ma observé curieusement. Je suis reparti, comblé par ces moment de zénitude. Tout ceci n’était peut être que pur hasard mais je me sentais bien. Pour une fois je contemplais la vie au lieu d’en être un triste protagoniste. Et j’en arrive a ma conclusion, merci pour ton blog, pour tes pensées, pour tout ce que tu m’apprend…

  40. Aizen

    @Fujin: ça me fait plaisir de voir que tu es enthousiasmé par ta connection avec la nature. Ta petite anecdote avec la petite souris est vraiment trop adorable! ^^
    Je suis ravie de voir que mes écris peuvent amener du positif et du réconfort en ce monde. Je te remercie de m’avoir rappelé que j’étais capable de le faire. En ce moment je n’écrivais plus autant,
    et tu me donnes le courage de reprendre ma plume.

  41. fujin

    Eh bien oui, reprend la plume car c’est une très bonne idée. Je serais la pour échanger mes propos et mes impressions avec toi et toute les personnes supères qui viennent sur ton blog. La jungle skirrelique, je l’ai adoptée pour toutes les valeurs qu’elle contient.Je suis content de voir qu’a mon tour je peut encourager des gens, je te renvoies la pareille en quelque sorte^^

  42. A mon tour de répondre tardivement! Désolé. Par contre je pense avoir fait un (petit) pas vers la quiétude intérieure tant convoitée! J’ai eu la chance de profiter de l’enseignement d’éminents sensei japonais récemment (oui ça tourne beaucoup autour du Kendo…) et une citation résonne encore en moi depuis :

    “Ne focalisez pas votre esprit sur le fait de toucher ou non votre adversaire mais concentrez vous plutôt sur l’exécution de votre technique et tendez à chaque instant vers la perfection…”

    J’essaye d’appliquer ça à ma vie de tous les jours. Une perpétuelle remise en question…

    Merci pour ton soutien également! ^^

  43. fujin

    Tany, j’adore ta citation, c’est tellement bien de baigner au milieu de gens a l’esprit zen. c’est ce qui me fait adorer ce blog..;

  44. @Fujin: C’est pas de moi hein, c’est de Sumi Sensei ;) Mais oui, ça fait du bien de fréquenter cet entourage et puis ça force à une perpetuelle remise en question. Y a rien de mieux :)

  45. Tiens, il est allérgique aux smileys ton Blog Aizen? ;) :) :) ^^

  46. fujin

    eh bien sumi sensei doit être un grand homme, c’est le pur esprit samurai que de rester humble, savoir que l’on fait des progrès mais sans cesse chercher la maitrise supérieure de son art. de ce point de vue, la perfection n’est jamais atteinte, les possibilités sont infinies…

  47. Je ne l’ai rencontré que 2 fois et je peux dire en toute sincérité que ma vie a changée depuis. Et pourtant j’ai à peine échangé quelques mots…

    Un model….

  48. Aizen

    @Tany: Oui, mon blog n’aime pas trop les smiley…^^ Sinon je suis ravie que vous fassiez connaissance, toi et Fujin. D’ailleurs, toi qui semble si “droit” dans tes bottes, n’hésite pas à laisser un commentaire (avis, sentiments, impressions) sur mon dernier post concernant la situation actuelle au Japon.

  49. Droit dans mes bottes… Wow. c’est l’impression que je donne? J’aimerai bien remarque mais je suis encore plein de paradoxes ^^

    Je compte bien réagir à ton dernier post. J’aurai (normalement) un peu plus de temps ce soir pour y répondre comme il se doit. Sinon, j’aime bien rencontrer de nouvelles personnes comme tu l’as remarqué, surtout quand elles sont aussi intéressantes ^^

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